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Les semis précoces, réalisés en fin d’hiver, bien avant la mise en place des plantes au potager, permettent de gagner quelques précieuses semaines de développement, sans lesquelles certaines cultures auraient du mal à arriver à maturité sous nos latitudes. C’est le cas notamment des poivrons, piments, aubergines… Pour d’autres cultures, les semis précoces permettent d’obtenir des récoltes un peu plus tôt dans la saison, et d’en profiter plus longtemps, notamment dans les régions à saisons courtes.

Le bon timing pour ses semis

Le premier paramètre qui va conditionner la réussite de vos semis, c’est de procéder au bon moment. Ça peut sembler évident, mais chaque année, je vois de nombreux jardiniers se lancer dans des semis précoces beaucoup trop tôt dans la saison ! Cela va sans dire, vous avez toutes les dates de semis en fonction des climats dans notre calendrier des semis. Mais voici quelques repères et conseils.

Ne semez pas trop tôt

Prenons l’exemple d’une culture de tomates. Il n’est pas rare de voir des jardiniers commencer leurs semis de tomates dès les mois de janvier ou février. J’en ai même déjà vu commencer en décembre. Ce qui est un peu aberrant, car avant le solstice d’hiver (fin décembre), les jours n’ont pas encore commencé à rallonger.

Pour ceux qui font leurs semis sans éclairage artificiel, je vous déconseille donc de commencer à semer tant que la durée du jour n’atteint pas une dizaine d’heures. Soit, sous nos latitudes, dans la première quinzaine du mois de février.

La mise en garde est également valable pour les jardiniers qui sèment avec un éclairage artificiel. Car avec ou sans éclairage, comptez 6 à 8 semaines pour obtenir un plant de tomates prêt à être planté en pleine terre au potager.

semis tomate
Ce plant de tomate est âgé de 8 semaines.

Or, dans la plupart des régions de France, les cultures frileuses comme la tomate ne peuvent pas être plantées en extérieur avant la mi-mai, après les Saints de glace, date théorique à laquelle on considère généralement que les risques de gelées sont écartés. Un plant semé en janvier passera donc près de quatre mois en godet, ce qui est énorme !

Inévitablement, le jeune plant va finir par manquer de place et de nutriments pour se développer convenablement. Il va donc végéter, et aura beaucoup de mal à reprendre un rythme de croissance normal après la plantation en pleine terre… Il sera moins vigoureux, plus fragile, et donc plus sensible aux maladies et autres agressions extérieures.

plant de tomate carencé
Ce plant est resté trop longtemps en pot : il a commencé à jaunir…

Guillaume : Je sème mes tomates fin janvier, mais je les plante sous serre, bien protégée, début avril. Ce qui donne aussi 8 à 9 semaines d’élevage en pot, pas plus. Je sème fin mars mes tomates destinées à être plantées en extérieur.

La bonne période pour les légumes d’été

les tomates seront donc à semer 6 à 8 semaines avant la date de plantation. Si vous les semez plus tôt que cela, il faudra très certainement les rempoter en pot de 1L pour leur permettre de continuer à croître.

les poivrons, piments et aubergines, ayant un développement beaucoup plus lent que les tomates, peuvent être semés dans le courant du mois de février. Soit un élevage qui s’étale sur 10 à 14 semaines. (En réalité, on peut faire plus court, mais vos récoltes seront plus tardives.)

semis poivron
Début février, c’est le top départ des semis de légumes d’été !

pour toute la famille des cucurbitacées (courges, courgettes, concombres, melons, pastèques, etc…), il faudra patienter jusqu’en avril, car leur croissance est très rapide. 3 à 4 semaines suffisent pour obtenir un plant prêt à être planté au potager ! On pourra même se lancer dans un semis directement en terre, après les Saints de glaces, mais gare aux limaces.

semis de cucurbitacées
3 semaines après le semis, ce plant était prêt à rejoindre la terre ferme.

Le substrat 

Le terreau à semis pour ne pas prendre de risque

Le substrat est un autre paramètre essentiel à la réussite de vos semis. Lorsqu’on a beaucoup de semis à faire, on est souvent tenté d’aller à l’économie, en s’orientant vers des terreaux bas de gamme à petits prix… J’ai moi-même fait ce choix lorsque je me suis lancée dans les semis pour la première fois. Et j’ai eu la désagréable surprise d’avoir des semis chétifs aux feuilles jaunâtres, qui manquaient clairement de nutriments… Depuis, je prends toujours la précaution d’utiliser du terreau spécifique pour les semis.

La principale caractéristique du terreau à semis, c’est qu’il est très fin. Il ne contient ni fibres ni gros morceaux qui pourraient contrarier la levée des graines ou le développement racinaire des jeunes plants. Il est également capable de conserver l’humidité, tout en étant drainant. En effet, il est important que le substrat soit bien humide pour permettre une bonne germination. Mais il ne doit jamais être détrempé, au risque de provoquer la pourriture des graines, ou la fonte des semis.

Des alternatives au terreau spécial semis

Toutefois, le terreau à semis est assez cher, et ses caractéristiques peuvent être reproduites pour obtenir un bon substrat à moindre coût. Ainsi, il est possible d’utiliser du terreau universel, du compost domestique, ou même de la bonne terre de jardin. À condition de les tamiser pour retirer les fibres et gros morceaux qui pourraient gêner la levée des graines.

À noter que le compost maison et la terre de jardin contiennent souvent de nombreuses graines, qui pourraient germer en même temps que vos semis. Plusieurs techniques permettent d’éliminer cet inconvénient (faux-semis, passage au four ou au micro-ondes, etc…).

• Le faux-semis consiste à créer des conditions favorables à la germination des graines naturellement présentes dans la terre de jardin ou le compost domestique (température, lumière, humidité) comme si vous alliez réaliser un semis. Il suffit ensuite de supprimer les plantes indésirables, avant d’utiliser votre substrat ou votre sol pour réaliser vos “vrais” semis.

• Le passage au four ou micro-ondes est efficace, mais cette méthode tue aussi tous les micro-organismes naturellement présents dans le substrat. Et je ne sais pas dans quelle mesure cette “stérilisation” peut ensuite impacter la croissance des semis. Toutefois, un abonné m’a judicieusement fait remarquer que cette lacune pouvait être compensée par un arrosage au thé de compost (pour ceux qui pratiquent le lombricompostage), ou au purin d’ortie.

Aller plus loin sur les terreaux avec une comparaison de différentes qualités de terreau : https://www.youtube.com/watch?v=4gN4S0MTqA0

Retour d’expérience sur les terreaux

Du terreau maison, du terreau universel, du terreau à semis, encore cette saison j’utilise ces 3 substrats pour répondre à mes besoins assez conséquents.

Du terreau maison

Tous les ans, j’ai plusieurs centaines de plants maison à réaliser pour nourrir ma famille ! Je me plais à grandement utiliser un terreau fait maison. On pourrait plutôt l’appeler un compost.

Il est issu d’une grosse butte lasagne qui s’est décomposée sur une année à laquelle j’ai ajouté un soupçon de terre. Au final j’arrive à un superbe substrat à la fois léger, souple, drainant.

Seul inconvénient de taille, ce compost n’est pas stérile et contient des graines indésirables. Notamment des graines issues de quelques tomates grignotées par des rongeurs durant la saison. Alors deux techniques simples permettent de remédier à ce petit aléa.

Première technique, je réalise un faux semis.

Je mets le terreau dans un bac comme si je m’apprêtais à semer. Je l’humidifie et je ne sème rien pendant 10 jours. J’attends que des graines éventuellement présentes germent. Si c’est le cas, j’arrache le tout et ensuite je fais mon VRAI semis.

Autre méthode, je rajoute une couche de bien 2cm de terreau du commerce sur le terreau fait maison. Ainsi les graines ne pourront pas germer, étant trop enfoncées.

Terreaux du commerce : spécial semis VS terreau de plantation

J’utilise aussi du terreau du commerce parce qu’il me manque du terreau maison. Alors je me dépanne un peu de terreau du commerce et j’aime bien aussi tester ces produits. Cette saison j’ai d’ailleurs fait un test comparatif entre un terreau à semis et un terreau universel pour réaliser plusieurs lignes de semis (betteraves, choux, blettes, tomates). J’ai tout de même tamisé le terreau universel sur le dernier centimètre de hauteur et aussi pour recouvrir les graines tellement il était grossier et trop ingrat pour accueillir mes semis.

Au bout de 10 jours à température ambiante, le résultat est sans appel. Toutes les graines ont germées dans le terreau à semis et rien dans le terreau universel ! Je mets ce résultat (non scientifique, il faudrait une étude à bien plus grande échelle) sur la fertilité physique de ce terreau à semis qui est comme un couffin à accueillir les graines. Il est fin, souple, très rétenteur d’eau, léger. Il a tous les atouts. À noter aussi qu’il est plus pauvre en fertilité chimique avec moins d’engrais que le terreau universel. Eh oui, les graines ont tout en elles pour germer et pour commencer à se développer. Alors inutile de trop enrichir un terreau à semis. Et peut-être les graines apprécient d’être dans un substrat léger, mais au final assez pauvre en minéraux. Je vous laisse tester tout ça vous aussi, et nous faire des retours.

Mon expérience avec le sable

Pour finir, je rajouterai que j’ai des expériences assez décevantes avec le sable. J’entends souvent qu’il faut en mettre dans les terreaux fait maison. Et pourtant il ne figure jamais dans les terreaux du commerce. Le sable est certes drainant, mais très lourd. Il tasse les autres matières, notamment végétales, les composts, les débris grossiers non compostés. On devine de suite sa lourdeur et sa densité en soupesant une barquette de terreau maison à 50% de sable comparé à une barquette remplie de terreau du commerce. La différence de poids est impressionnante. Non vraiment je préfère des terreaux maisons issus de composts (en prenant garde aux graines) ou simplement des bons terreaux à semis du commerce. C’est encore une fois à vous de tester et de vous faire votre propre idée.

Les contenants

Je ne parlerai ici que des contenants que j’utilise, mais il en existe d’autres.

Je teste également différentes méthodes de semis sans contenants que je n’évoquerai pas ici, n’ayant pas encore assez de recul (seed balls, presse-motte, rouleaux de papiers toilette, etc…). Les pastilles de tourbe ou de coco déshydratées ne seront pas abordées non plus. Tout comme les godets en tourbe, car j’ai déjà testé ces produits dans le passé, et ils ne m’ont pas donné satisfaction. De plus, d’un point de vue éthique, l’usage de tourbe est discutable.

Le semis en terrine

Le semis en caissette, également appelé semis en terrine, convient aux plantes qu’on sème en grande quantité, comme la laitue, les poireaux ou les oignons… Il s’agit de semer à la volée dans une barquette percée au fond. On repiquera ensuite individuellement en godets ou en pleine terre au potager.

semis terrine
Semis en terrine

Pour un semis en terrine, on peut utiliser n’importe quel type barquette, pour peu qu’elle soit percée au fond, afin d’assurer un drainage correct. Les jardinières conviennent bien, de même que les caisses en polystyrène. On peut récupérer gratuitement ces dernières auprès des poissonniers. Enfin, on peut utiliser les barquettes en plastique dans lesquelles sont vendus les légumes de supermarché.

semis bac poisson
Les bacs en polystyrène se récupèrent gratuitement

Le semis en godets

Le semis en godets permet de semer les plants individuellement. Il s’agit de pots, généralement en plastique, percés au fond. Il en existe de formes et de tailles différentes. On peut en récupérer facilement auprès de certaines jardineries, ou dans les poubelles des cimetières, qui sont généralement remplies de pots et de godets en tout genre. On peut aussi recycler des pots de yaourt ou des gobelets en plastique en les perçant au fond pour assurer un bon drainage.

semis godet
les semis en godets sont très pratiques

Le semis en plaque alvéolée

Les plaques alvéolées sont idéales pour toutes les plantes qu’on sème en grande quantité. Comme les laitues, les mâches, les épinards, mais aussi les tomates, ou autre.

semis plaque alvéolée
Les plaques alvéolées économisent de la place et du terreau

Elles permettent de produire de nombreux plants sur une petite surface, mais les jeunes plantules devront ensuite être rapidement repiquées, car la faible quantité de terreau contenue dans les alvéoles ne permet pas de les faire grandir durablement dans de bonnes conditions.

Guillaume : pour gagner un peu de temps, vous pouvez poser vos plaques alvéolées sur le sol, dans votre serre par exemple. Le sol devra être propre et enrichi. Les racines des plantules poursuivront leur prospection dans ce nouvel espace. 😉 C’est très pratiqué pour les oignons notamment. On peut ainsi faire germer des choses au chaud à la maison sans occuper trop de place, et poursuivre la croissance avec les avantages de la “pleine terre”.

Les mini serres pour choyer vos semis

Les mini serres sont composées d’un bac, qui fait office de réserve d’eau, et d’un couvercle transparent, qui permet de maintenir la chaleur et l’humidité au niveau des semis. Certaines sont vendues avec des plaques alvéolées, on peut aussi y placer des godets. Elles permettent également de protéger les jeunes plants placés en serre froide, lorsque des gelées sont encore à craindre. Les boîtes en plastique transparent (pour les pâtisseries et viennoiseries de supermarchés), peuvent faire office de mini serre de fortune.

mini serre
Des patates douces en germination, dans une mini serre.

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La température

Toutes les plantes n’ont pas besoin de chaleur

La température joue un rôle important pour la réussite de vos semis, car certaines plantes ont besoin d’une température élevée pour pouvoir germer. C’est la raison pour laquelle, dans le calendrier des semis Terra, on différencie les plantes frileuses, qui devront être semées au chaud (pièce chauffée, serre chauffée, couche chaude…) et les plantes résistantes au froid, capable de lever à basse température et de supporter des petites gelées, qui pourront être semées sous abris froids (serre froide, châssis, tunnel…). Je pense aux laitues par exemple, qui peuvent germer même à 7/8 °C.

Pour les plantes frileuses, j’ai pour habitude de les garder dans une pièce chauffée jusqu’à la levée. Je les place ensuite dans une pièce hors gel non chauffée, afin que la température reste cohérente avec la durée du jour.

Témoignages : véranda et installation LED

Guillaume : j’ai expérimenté quelques années la véranda. Une véranda simple vitrage, pas très bien isolée, mais adossée à mon salon. Si vous avez l’occasion d’avoir cette configuration, c’est la meilleure selon moi pour faire ses semis : la véranda est hors gel, il ne fait pas non plus trop chaud dedans. Vous êtes à côté de vos semis, et les limaces n’y sont pas présentes, comme dans une serre tunnel. Enfin, vous pouvez profiter de ce jardin d’hiver durant les mois les plus froids. Au premier rayon de soleil, la température monte vers les 20 degrés : parfait pour boire son café en surveillant ses plants ! En avril, je commence à habituer mes plants aux températures extérieures la journée. Ils prennent le vent et se renforcent un peu. Mi-mai, j’avais de magnifiques plants, sans avoir eu trop de manutention ou d’entretien à faire. Cela dit c’est un investissement.

Antoine : je fais mes plants de légumes d’été principalement dans une armoire avec une installation LED et un chauffage soufflant branché sur un thermostat. Ce système est très efficace, on maîtrise bien les paramètres, notamment la température et la luminosité. C’est très rassurant, et même si c’est un investissement à l’achat, c’est vite rentabilisé.

LED plant aubergine
Le meuble à semis d’Antoine.
Aller plus loin : https://youtu.be/zU7I6nf6Ju8

La luminosité

De la lumière pour ses semis

L’intensité lumineuse et la durée du jour sont deux paramètres à prendre sérieusement en compte. Pour se développer convenablement et faire leur photosynthèse, les jeunes plantules auront besoin d’un maximum de lumière.

Lorsque les semis manquent de lumière, ou lorsque la durée du jour n’est pas cohérente avec la température, les semis filent.

Un semis qui file se reconnaît à sa tige qui s’allonge démesurément jusqu’à plier, voire même casser, car la jeune plante cherche la lumière. On dit souvent qu’un semis qui file a manqué de lumière. Mais ce phénomène se produit aussi quand la température n’est pas cohérente avec la durée du jour.

En effet, dans une pièce chauffée de notre habitation, la température avoisine généralement les 20°. Or, les plantes savent bien que lorsqu’il fait 20°, les jours ne sont pas censés être courts !

La germination des plantes frileuses nécessite une température élevée. MAIS, il n’est pas indispensable de maintenir cette température après la levée, à condition, bien sûr, de conserver les semis hors gel.

Pourquoi mes semis filent ? La solution

Après la levée, je déplace donc mes semis dans une pièce non chauffée (aux alentours de 10°), sur le rebord intérieur d’une fenêtre bien exposée. Ainsi, les jeunes plantules bénéficient d’une bonne luminosité, et d’une température cohérente avec la durée du jour. De cette façon, j’ai rarement des problèmes de semis qui filent.

La solution d’Antoine, l’éclairage artificiel, est également très efficace, tant que la chaleur n’est pas trop importante !

semis qui filent
Ces plants ont un peu filés. Heureusement, on peut rattraper ça avec les tomates : il suffit d’enterrer la tige lors du rempotage

Envie d’aller plus loin ? Écoutez notre podcast “Pourquoi mes semis filent ?

Renforcer encore plus ses semis

Je profite également des belles journées ensoleillées pour sortir mes semis en serre froide. Ceci afin qu’ils profitent de la lumière naturelle.

À partir de fin-mars/début-avril (selon les saisons), je repique mes jeunes plants individuellement en godets plus grands. Puis je les installe en serre froide, en prenant toujours soin de les couvrir la nuit avec une mini serre doublée d’un voile d’hivernage, pour les protéger d’éventuelles gelées.

Astuce : sortez vos plants les jours de beau temps, pour qu’ils se familiarisent avec le soleil direct, le vent. Ce dernier renforcera les plantules, qui sont assez fragiles lorsqu’elles ont grandi en intérieur.

L’humidité

L’eau est indispensable pour réussir ses semis

La maîtrise de l’humidité est un autre paramètre essentiel pour la réussite de vos semis. On l’a vu précédemment, une bonne humidité est indispensable pour permettre la levée des graines.

Mais un excès d’humidité peut s’avérer nuisible et provoquer la pourriture des graines ou la fonte des semis. (une maladie cryptogamique provoquée par des champignons pathogènes, qui provoque le dépérissement rapide des jeunes plantules)

Astuce : saupoudrez votre semis avec une fine couche de charbon de bois réduit en poudre. Cela limite énormément la fonte des semis.

Il est donc important d’avoir en permanence un substrat humide, mais jamais détrempé.

Bien arroser ses semis

Comme de nombreux jardiniers, j’ai longtemps utilisé un vaporisateur ou un pulvérisateur pour l’arrosage de mes semis, ce qui permet d’humidifier en douceur, sans abîmer les plantules ou déranger le terreau.

Désormais, j’utilise la méthode que me semble la plus facile à gérer et la plus efficace : l’arrosage par capillarité. Il suffit de disposer les semis dans un bac qui fera office de réserve d’eau. On pourra ainsi les laisser tremper jusqu’à ce que le substrat soit bien humide. Cette méthode, vous pouvez arroser sans mettre de l’eau partout, ce qui est appréciable pour les semis réalisés en intérieur. Elle permet également de bien humidifier l’ensemble de la motte. Là où les pulvérisations ont tendance à humidifier uniquement en surface. Le tout sans déranger les graines, le terreau ou les jeunes plantules.

Attention à bien retirer l’excès d’eau une fois le substrat correctement imbibé, car l’excès d’humidité est nuisible.

arrosage semis
On peut faire tremper ses plants dans une table “étanche” pour les arroser. Ici, le petit robinet sert à vidanger la table.

Pour savoir si vous devez arroser vos semis, touchez simplement la surface du terreau :  s’il est humide, inutile d’arroser ; s’il commence à sécher, il faut arroser !

Avec tous ces conseils, vous devriez améliorer vos résultats et réussir vos semis. Du moins, nous vous le souhaitons 😉

N’hésitez pas à poser vos questions en commentaire. Nous compléterons cet article le plus possible avec des articles connexes.

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