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Semer la carotte en janvier : bonne idée ? Retour sur cette culture capricieuse au potager d’Olivier

par | 16 Jan 2026 | Réussir ses semis et ses plants | 0 commentaires

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Il m’a fallu plusieurs années pour réussir dignement la culture de la carotte. Les premières saisons, j’ai le souvenir de nombreux loupés ayant pour origine plusieurs erreurs de débutant… sur lesquelles nous reviendrons en fin d’article. Mais déjà, la plus importante, celle à éviter à tout prix, c’est de semer au mauvais moment et de “perdre” ses graines. Mais qu’est-ce qu’un mauvais moment pour cette culture ? Est-il le même pour chaque jardinier ? Pas vraiment : il va falloir parler de climat, d’équipement, de variété, d’attention… Voyons tout cela en détail.

La température, reine d’une germination réussie

Un facteur est à prioriser pour réussir son semis de carottes : la température. Non pas forcément la température ambiante, mais celle du sol, de la terre. Chaque degré compte. Regardez l’impact sur la durée de germination :

  • Entre 15 et 20 °C, c’est une germination espérée en moins d’une semaine. C’est le contexte idéal.
  • Entre 10 et 15 °C, les graines sont plus hésitantes. Il faut compter jusqu’à deux semaines pour espérer voir les premières plantules sortir de terre.
  • Entre 5 et 10 °C, ce n’est plus une hésitation, mais un gros doute avant que les graines ne se décident à germer. Il faut compter bien souvent 25 jours, parfois même 30, avant une germination… En espérant que les graines n’aient pas pourri sous terre entre-temps.
  • Sous les 5°, aucune germination n’est à espérer.

Vous comprenez alors que semer ses carottes en janvier peut sembler être une aberration. Ici j’ai un thermomètre de cuisine que j’ai transformé en thermomètre de sol. Je le plante régulièrement dans la terre pour sonder la température. Ce jour, le 16 janvier, 7.5°. Et encore, le temps est plutôt doux en ce moment. Sa température était à 4° il y a 10 jours lorsqu’une belle vague de froid a traversé le pays. Un semis de janvier semble donc fort risqué en pleine terre en extérieur. Mais je connais des dégourdis, des pressés, qui parviennent malgré tout à lancer un premier itinéraire avec cette culture dès le mois de janvier. Cela avec quelques solutions pour réhausser la température. Ces jardiniers pressés, j’en ai eu fait partie. Je vous raconte.  

Imaginez une serre, avec dans cette serre un petit châssis ou un mini-tunnel (tunnel nantais, par exemple). Au moindre rayon de soleil, la température peut vite monter à 15 °C, voire 20 °C, même lorsqu’à l’extérieur il fait tout juste 10 °C. Le sol capte cette chaleur et se réchauffe jusqu’à atteindre 10 °C, parfois un peu plus. Guère davantage, car les nuits restent très froides et maintiennent le sol assez frais. Quoi qu’il en soit, voilà que les possibilités s’ouvrent pour ce semis.

C’est ce que j’ai tenté une fois : hop, un semis dans la serre avec en plus, un petit tunnel. Mais que l’attente fut longue… bien 25 jours avant une belle germination ! 25 jours à veiller sur le semis, à maintenir une belle humidité de surface, sans jamais contrarier les graines avec un substrat qui deviendrait trop sec. Une fois la germination réalisée, ce n’était pas gagné pour autant. Il a fallu patienter encore presque trois mois pour récolter les premières belles carottes. Mais elles étaient là à la mi-mai. Alors que, pour beaucoup d’entre nous, c’est une période où l’on commence seulement à les semer.

Au printemps les carottes ne poussent pas vite ! Autant d’attention à leur donner pour éviter que les adventices ne les concurrencent.

Honnêtement, j’aurais tendance à vous déconseiller ce semis si précoce, sauf si vous êtes bien équipés et motivés. Ajoutez à cela qu’il vous faut choisir une variété adaptée, capable de s’acclimater au froid du début de saison. Je pense par exemple à la carotte Amsterdam, à la Carentan, ou encore à la Nantaise améliorée. Prenez le temps de lire les descriptifs lors de votre achat de graines. Mais même pour ces variétés, je vous conseille fortement de patienter jusqu’en février si vous avez une serre, un tunnel ou l’un dans l’autre.

Le climat y joue beaucoup aussi. Pour les jardiniers aux hivers rigoureux, patientez même jusqu’au mois de mai si vous n’avez pas de serre. Viennent ensuite trois mois de pleine saison pour semer à tout va les carottes, mai, juin et juillet.

Pour ma part, tout au sud du pays, je ne débute mon premier itinéraire avec cette culture qu’en mars. Le sol est bien réchauffé. Les jours rallongent conséquemment avec une lumière qui permet une croissance beaucoup plus rapide. En trois mois, tout au plus, les premières récoltes arrivent.

Mes itinéraires de semis 2026

Avec mon climat doux, dans le sud de la France, et en voulant privilégier une culture en pleine terre sans trop d’artifice, voici mes itinéraires pour cultiver des carottes tout au long de cette saison 2026.

1) Début mars : premier semis sous petit tunnel. Je suis conscient que le sol ne sera alors qu’à 10–12 °C durant la journée. Pas d’étonnement si la germination met au moins 20 jours. Mais l’avantage, c’est une humidité souvent parfaite qui peut garantir la réussite du semis. Je sème sur 4 m² pour espérer au moins 200 carottes, soit une bonne vingtaine de repas à la maison, à nous quatre.

2) Courant mai : deuxième itinéraire, celui de pleine saison. C’est le plus facile. La température est quasi parfaite. L’humidité est encore assez simple à préserver, quitte à arroser de temps à autre. La germination est plus rapide. Toujours dans les mêmes proportions, je sème à nouveau 4 m².

3) Courant juillet : C’est le dernier semis de saison, avec cette fois une variété dite tardive ou de conservation (la Colmar à cœur rouge, la Géante de Tilques, et bien d’autres…). Ce semis, je l’ai souvent loupé par manque d’attention à maintenir un sol parfaitement humide, c’est le point critique. Je pense être suffisamment averti pour cette saison pouvoir anticiper, protéger, ombrager… et réussir. C’est parfois deux fois par jour qu’il faudra humidifier la surface du sol.

Sinon, voici une astuce de jardiniers aguerris, qu’on me répète souvent quand je partage un semis de carotte dans mes vidéos : couvrir le semis avec un ombrage. Toile de jute, bâche légère… l’idée est de protéger le semis du soleil et de préserver une belle humidité. Bien sûr, il faut enlever cette couverture sitôt la germination effectuée, pour que les plantules captent un maximum de lumière. Une nouvelle fois, je sème 4 m² pour répondre au mieux aux besoins en légumes de notre famille de 4 personnes (Mes enfants adolescents mangent comme des adultes). 

Au final, j’espère obtenir 500 carottes, voire 1000 avec une culture très bien menée, très dense (des carottes tous les 3 à 4 cm sur des sillons espacés de tout juste 10 cm). Mais dans la réalité, je sais que je n’en récolte souvent que deux ou trois cents chaque saison. Entre les limaces, les loupés… la productivité chute vite. Mais c’est déjà extraordinaire pour mon bonheur de jardinier. Chacune est précieuse, goûteuse, résultat de mon travail et de ma terre.

Retrouvez tous les itinéraires de semis pour chaque culture et pour 3 climats différents dans notre calendrier des semis/almanach 2026

Pourquoi des résultats souvent aléatoires sur le semis de la carotte ?

Parce que cette culture ne laisse passer aucune erreur, aucun manque d’attention. Et je ne sais pas chez vous, mais par ici le potager reste une passion, un loisir… et le “parfait” n’est pas au rendez-vous partout. Je pense d’abord à la préparation du sol : elle doit être méticuleuse avec une terre la plus aérée et la plus fine possible. Ce n’est pas pour rien que les carottes poussent au mieux dans les terres sableuses de l’ouest, des Landes notamment. Je pense aussi à l’île de Noirmoutier que j’ai eu la chance de visiter : avec ses terres remplies de sable, les carottes (et les patates) s’y régalent.

Ici, voulant privilégier la préservation de l’activité biologique et des vers de terre, je manque parfois d’une oxygénation “à tout va”. Hors de question de passer le motoculteur pour foisonner le sol au détriment des macro-organismes. Les carottes doivent ainsi s’accommoder d’un sol parfois trop compact… Mais les résultats sont là tout de même.

Autre aléa : les limaces, qu’il faut anticiper. Imaginez qu’elles peuvent dévorer un jeune semis quelques jours après la germination. Alors qu’on y a mis toute notre attention… voilà que tout disparaît ! Anticipez avec, éventuellement, des granulés bio ou des zones de diversion : compost de surface, planchettes à limaces (planches de bois, boîtes à œufs…). Pensez aussi aux sorties nocturnes, à la tombée de la nuit, pour les capturer et les éloigner du potager. Ici je cumule les solutions pour les réguler au mieux. Quoi qu’il en soit, la biodiversité naturelle ne suffit pas si le printemps est pluvieux. L’envahissement menace vite avec un sol peu dérangé, un paillage protecteur pour la terre mais aussi pour les œufs à limaces…

Enfin, attention aux herbes indésirables. Combien de fois elles ont pris le dessus sur ma culture, faute d’y accorder suffisamment d’entretien. Prenez ne serait-ce que 10 minutes tous les 15 jours pour faire le ménage : désherber, et en profiter pour décompacter les premiers centimètres si le sol se tasse un peu. Le potager vous récompensera de cette attention avec des récoltes bien plus conséquentes.

Dernier point que j’allais oublier mais indispensable ! N’oubliez pas que la culture “a faim” de minéraux. En amont, avant le semis, apportez du compost, ou une bonne poignée d’engrais organique au m². Avec ces quelques précautions, tout devrait bien se passer, que ce soit pour un semis de janvier… ou plus tard dans l’année (ce que je vous conseille !).

Bonne saison, les jardiniers !

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