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Denis – Est

Ami(e)s du potager bonjour,

De retour après quelques jours de congé, il me tardait de retrouver le potager, avec une petite appréhension je dois le dire, sans doute comme beaucoup d’entre nous… Aura-t-il résisté à la seconde vague de chaleur de mi-juillet ?

Des légumes en assez bonne forme

Globalement je m’en tire plutôt bien. J’ai essayé de mettre de mon côté tous les atouts pour que les légumes souffrent le moins possible : humidité, paillage, et ombrage quand c’est possible.

–           Les poireaux repiqués fin juin sont bien repartis. J’en ai remplacé quelques-uns avec le reste de mon plant. Il va désormais être temps de les pailler eux aussi.

–           Le second bataillon de courgettes est prêt à entrer en production, pour prendre la relève des premiers plants qui ont déjà bien donné.

–           Pour les haricots, c’est plus compliqué. Les haricots ramants commencent à donner, mais sont très exposés aux rayons du soleil. Les haricots nains ne donneront pas grand-chose non plus, les feuilles étant toutes cramées. Bref, ce ne sera pas une année à retenir pour le haricot. Ma stratégie de les semer pour les récolter au retour des vacances était une erreur.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est JDB_7-aoutl_im-3-min-1024x683.jpg.

–           Pour les courges, je ne vous fais pas de dessin… Tout ce qui est exposé est littéralement grillé sur pied…

Ici, ça se maintient

Pour résumer, là où il y a un peu d’ombre, les légumes résistent, à grand renfort d’arrosoirs. Mais en plein soleil, rien n’a résisté.

Une année à tomates

Pour les tomates, les années se suivent et ne se ressemblent pas… Fort heureusement ! Comme chez pas mal de jardiniers, elles se sont vraiment fait attendre cette année. Il y en a de toutes les tailles, de toutes les formes, de toutes les couleurs… C’est un régal visuel et gustatif !

Mais avec ces chaleurs, il y a un paquet de fleurs qui n’ont pas été fécondées. On retrouve ces trous de production dans l’étagement des bouquets, où certains sont carrément absents. À voir si la production se maintiendra tout l’été ou pas…

La suite

Je commence tout doucement à me projeter vers le potager d’automne et d’hiver. Mon père m’a donné des plants de scaroles. Je les ai intercalés entre les choux et les haricots nains. De cette manière, les plantules sont bien protégées des agressions du soleil. Une semaine d’arrosage quotidien devrait suffire pour qu’elles prennent bien racine.

Pour le reste des semis, j’ai décidé d’attendre un peu compte tenu du troisième pic de chaleur qui vient de nous passer dessus, à l’heure où vous lirez ces lignes. Il n’y a pas encore urgence, je préfère assurer une bonne levée… en espérant qu’on en ait fini avec ces pics de chaleur pour cette année !

À bientôt et bon jardinage à toutes et tous !

Olivier – Hérault

Bonjour les jardiniers,

Un JDB qui se résume par un mot, TROP. Trop de chaleur, trop de semaines sans pluie, trop d’exceptionnel dans les relevés météos pour profiter normalement d’une saison estivale censée offrir au potager une abondance de tous les instants. Cette année restera exceptionnelle et la seule crainte est qu’elle ne soit que le début d’une nouvelle ère climatique. Nous verrons bien.

L’avantage, c’est d’en apprendre plus encore sur les mécanismes de fertilité. Comprendre pourquoi les plants brûlent même avec les racines dans l’eau. Comprendre pourquoi les plants ne fructifient pas. Comprendre pourquoi la fertilité s’arrête. Tous ces questionnements ont une réponse commune : un air trop sec et trop chaud couplé à une capacité des feuilles à transpirer qui ne suffit plus. Au final c’est un flétrissement puis un assèchement, une mort à petit feu des cultures trop exposées aux chaleurs et à un air ambiant trop sec.

Je le vois en discutant avec mes amis jardiniers de Terra. Antoine en Gironde a beaucoup moins de dégât avec une pluviométrie similaire, quasi nulle sur juillet. Tout simplement parce qu’il a un taux d’humidité 10% supérieur et c’est énorme ! 60% plutôt que 50% en moyenne sur le mois. Imaginez qu’encore hier le taux d’humidité dans mon potager est descendu à 13% avec 40° ! Ce sont clairement des conditions qui doivent rester très éphémères et non récurrentes. Sauf que c’est tout l’inverse cet été…

Alors on s’adapte, on ombrage, on paille, on arrose. D’ailleurs, arroser sous paillage est utile pour préserver l’eau dans le sol, mais a pour désavantage de ne baisser en rien le taux d’humidité ambiant !

L’eau reste prisonnière sous l’épaisseur de foin, feuilles, tontes, broyat… et ne rafraichit en rien l’air au-dessus et donc les feuillages des plants. C’est fort problématique et ce sera ma piste d’amélioration pour 2023. Trouver une nouvelle installation pour monter le taux d’humidité (aspersion ?) et à la fois baisser la température. Nous verrons bien là aussi comment ficeler tout cela dans les mois à venir.

Heureusement, les structures installées depuis plusieurs années font leur effet. Quelle bonne idée j’ai eu d’ombrager le potager. La haie plein sud m’aide aussi précieusement. Au final, les récoltes restent abondantes, mais clairement je suis en sous-productivité. Les courgettes peinent, des plants de courges, trop exposés, ne produisent que très peu. Dans la serre, les plants sont asphyxiés.

C’est ainsi, mais rien n’entravera ma passion. Au contraire même, tout ce qui ne tue pas rend plus fort. Et je compte bien sortir de cette saison plus fort encore. J’ose même commencer à installer mon potager d’hiver. Des betteraves qui prennent suite à des récoltes d’oignons. J’attends pour tout le reste, notamment pour semer. Sans quoi il me faudrait arroser les jeunes semis, deux, trois fois par jour. Trop contraignant et trop de risque de brûlures. On patiente par ici en espérant un jour la pluie et enfin des températures tout simplement de saison (autour des 29°).

En espérant que chez vous aussi, cette saison servira à mieux s’adapter encore d’un futur qui s’annonce chaud bouillant…

Jess – Normandie

Coucou à toutes et à tous !

Bon c’est confirmé ici l’été 2022 est à l’antipode de 2021. Mise à part cet épisode caniculaire, ici on a un bien bel été, mais fort sec. On a la chance d’avoir eu deux grosses averses ce qui fait que l’on échappe à une  restriction d’eau, mais le déficit se fait bel et bien ressentir.

Heureusement que cette canicule n’a duré que 3 jours, car elle a fait tout de même quelques petits dégâts. Principalement à cause du vent, on y est habitué ici, mais un petit vent constant avec des rafales à plus de 50 km/h sous une température de 38°C… Ça ne pardonne pas! même pour les végétaux qui étaient à l’ombre. Ce vent chaud a asséché toutes les fleurs qui ne demandaient qu’à s’épanouir.

Toutes les jeunes fleurs de courges, tomates, haricots, framboisiers et même mes premières chayottes ont tout simplement grillé.

Heureusement aucun plant n’est mort, tout le monde repart, j’aurais juste un creux dans mes futures récoltes.

À l’extérieur comme dans la serre j’arrose mes plants tous les 2-3 jours suivant les températures. Ça aide grandement l’ensemble de mon petit potager de 30m2 a me fournir de belles récoltes, car oui l’eau c’est la vie.

Comparé à l’extérieur, dans la serre, c’est une tout autre ambiance. J’ai l’impression d’être dans une jungle !

C’est exactement ce que j’imaginais cet hiver quand on l’a monté, les pieds dans la gadoue.

Mes plants de calebasse, melon, kiwano et chayotte ont entièrement colonisé les structures et continuent leur ascension à l’aide des fils deltex tendus tout le long de la serre. Leurs feuilles supportent assez bien la chaleur, sûrement dû aussi à un fort taux d’humidité. Ainsi elles font de l’ombre aux plants du dessous. Tomates, physalis, aubergines et poivrons sont à l’abri des coups de chaud et surtout des coups de soleil.

Cette ambiance tropicale attire plein de monde, notamment papillons et punaises qui sont en pleine période de ponte. Forcée de vérifier régulièrement les feuilles, j’écrase tous les œufs de ravageurs que je trouve.

Si je n’agis pas de suite, je peux vite être envahie.

Je vous dis à très vite, bons arrosages et belles récoltes.

Bisous les Terrapotes

Mélanie – Belgique

Coucou les Terra’s! Contente de vous retrouver et plein de choses à vous partager!

Les 15 derniers jours ont été super actifs au potager ici en Belgique.

Tout d’abord les récoltes d’été, qui abondent dans tous les sens. C’est définitivement ma saison préférée. On a une météo ultra favorable cette année, et, comme vous le savez, j’ai la chance d’habiter au bord d’une rivière, avec une source et de l’eau a disposition à volonté donc, ce qui me permet de gérer les pics de température assez facilement.

Nous avons eu 2 jours au-dessus de 35 degrés, mais le potager a bien résisté ( il n’aurait pas fallu que ça dure 3-4 jours de plus par contre..).

Ensuite, cette quinzaine a été dédiée à l’entretien des allées, la préparation des futures cultures ds les deux nouvelles serres, le tri de tout mon matériel de jardinage dans la nouvel atelier. J’ai aussi, pour la toute première fois, ouvert mon potager à ma communauté Instagram.

3 après-midi de rencontre incroyables, de partage potager, de papotes les mains dans la terre! J’ai adoré partager et montrer mon projet. Un projet se construit tout doucement dans ma tête d’y faire des ateliers pour adolescents…

Et comme on a super bien avancé tous ensemble, j’ai pu construire un tout nouveau bac, que j’ai rempli de terre potagère que j’ai commandée et qui va me servir de pépinière pour lancer la saison d’automne/hiver. J’y ai actuellement planté 13 lignes d’1m60 de long :

– pak choi tatsoi

– 4 lignes de Carotte ( de carentan, nantaise 2, longue jaune de Belgique et oxhella)

– Chicoree scarole géante maraichère

– Laitue à couper en mélange

– Chicoree de Bruxelles demi hâtive de Hollande

– Mâche Coquille de Louviers

– Épinard géant d’Hiver

– Chou Brocoli à Jets violets

– Origan

– Betterave Chioggia

Cette petite pépinière sera arrosée chaque jour et j’y accorderai une attention toute particulière. Les carottes et les betteraves resteront en place et le reste sera repiqué un peu partout dans le potager pour laisser la place à d’autres semis dans le bac.

Et puis, bien sûr, je continue à m’éclater en cuisine. Mon potager m’inspire chaque jour tellement de recettes. Ici, un lit de crème de courgettes jaunes et de betteraves chioggia, poulet fermier bio cuit à la vapeur, recouvert d’une sauce crue à la ciboulette et au basilic. Tous les légumes et aromates viennent évidemment du potager et sont cueillis minute, juste avant de les cuisiner. Le bonheur !

Je vous souhaite à tous beaucoup de plaisir dans vos potagers, et à dans 2 semaines 😘

Antoine – Gironde

Au tour du sud Gironde. Et que dire… C’est compliqué. Comme partout. Il fait chaud, très chaud, et le ciel reste désespérément bleu. On en finit par regarder ce beau ciel bleu d’été plus comme une calamité que comme une bénédiction. L’herbe est sèche comme elle ne l’a jamais été ici. Début août, les arbres perdent déjà leurs feuilles.

Au potager, les zones tenues “à la maraichère” avec de grandes bâches percées et des lignes d’arrosage donnent à fond. Je récolte 30 kilos de légumes par semaine.

Les cultures en bacs en revanche pataugent. Je n’arrive pas à apporter assez d’eau pour qu’elles puissent bien se développer. Je passe quasiment 4h par semaine à arroser cette zone en bacs avec mes arrosoirs et mon jet d’eau. Et au final, ça n’est toujours pas assez. L’an prochain, je vais changer tout ça. Je vais généraliser les grands bacs de 10m de long et installer des lignes d’arrosage automatique partout.

EDIT au 05 août : Je reviens au potager après 4 jours à la ville. Quel bonheur ça a été que de dormir dans notre chambre à 35°C sous les toits de Bordeaux. On a encore eu une semaine brûlante. Les poivrons ont tous des taches de brulure de soleil. Le potager a bien tenu la canicule jusqu’ici, grâce à mon sol argileux à grosse réserve utile en eau. Mais on dirait que la capacité tampon de mon sol a été épuisée. Je sens que le potager n’est plus soutenu. Et qu’il faudrait que j’arrose non-stop, et je n’ai pas le temps. Je pense que dans le désespoir, je vais ressortir le sprinkler et arroser partout comme je peux. On n’a rien à craindre du mildiou cette année.

Bon courage à tous. On est tous des petits Jean de Florette.

Guillaume – Corrèze

Salut les jardiniers 🙂

Je vais faire court, l’été on ne fais pas énormément de travaux différents : on récolte, et surtout on arrose ! (et finalement ça prend un peu de temps)

Super content de cette première saison, j’ai déjà tellement de pistes d’améliorations pour l’an prochain… Hâte d’être à l’an prochain !

En parlant de futur, pensez à bien mettre en place le potager d’hiver… 😉

J’ai pleins de semis en cours… Des choux, des laitues, chicorées, roquettes, carottes, j’ai planté des betteraves…

Une galère avant de partir ?

J’ai perdu déjà 70% de mes céleris, et ca continue, et bien 30% de mes poireaux. Les campagnols… Malgré 3 pièges sur le jardin, ils me les déclenchent mais ne sont pas piégés. Une plaie !

Bon courage pour ces chaleurs et à bientôt

Maud – Moyenne Altitude

Salut les jardiniers Terra !

Inutile de vous dire que la saison est compliquée. On atteint des records historiques de canicule et de sécheresse, et pour la première fois depuis que je cultive mon potager, je suis obligée d’arroser quotidiennement, et même comme ça, c’est dur… très dur !

Mais avant de parler des choses qui fâchent, parlons des récoltes, car en effet, malgré les difficultés, on récolte ! Tomates, courgettes, courges, etc… Chaque jour, on se régale des bons légumes du potager !

Toutefois, les effets de la sécheresse ne se font pas attendre : maladie du cul noir sur les tomates, fruits brulés, feuillages desséchés, et ce malgré l’arrosage quotidien. J’avoue être désarmée face à cette situation que je n’ai jamais connue, dans ma région habituellement épargnée par ces épisodes extrêmes. Disparus nos orages d’été en fin de journée, disparue la rosée matinale, et malgré des nuits fraîches, et une amplitude thermique de plus de 20° entre le jour et la nuit, malgré des arrosoirs et des seaux d’eau apportés au potager chaque jour, le potager n’est guère plus vert et reluisant que les prairies alentours, où déjà, les agriculteurs distribuent du foin pour nourrir les bêtes qui n’ont plus un brin de verdure à se mettre sous la dent…

Certains légumes s’en sortent toutefois un peu mieux, ceux qui bénéficient d’une mi-ombre bienvenue apportée par les arbres en bordure du potager. Ainsi, choux kale, choux rave, quelques haricots, parviennent à tirer leur épingle du jeu.

En espérant un prochain retour de la pluie et de la fraîcheur, je vous dis à très bientôt pour de nouvelles aventures potagères !

Elodie – IDF

Élodie ne sera pas présente pour ce journal de bord, elle vous donne rendez-vous fin août 🙂

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