Pouvez-vous nous faire un retour franc sur les journaux de bord ? Vous êtes quelques milliers à les lire, et nous aimerions améliorer/modifier ce format. Merci de nous laisser un commentaire en bas de page 😉 A très bientôt et bonne lecture.

Olivier – Hérault

Nous voilà en pleine période des semis et en pleine vague de froid hivernal. Avec les chamboulements climatiques, ces périodes de redoux en mars suivi d’une vague de froid en avril risquent de se reproduire plus encore. Cela s’annonce difficile pour les vergers, les vignobles, aussi pour nos potagers dans une moindre mesure.

Les radis, épinards, carottes, fèves, pois, mangetouts, déjà sortis de terre en extérieur, devraient résister à un éventuel petit gel. Ce sont des cultures précoces, qui supportent -2 à -3° sur quelques heures. Les blettes, choux, eux aussi devraient résister. Les plants de pommes de terre commencent à sortir de terre. Là aussi si le gel est faible, tout devrait bien se passer. Sinon, il faudra user de protections, voilage p17, p30, pour espérer gagner quelques précieux degrés. Je vous avoue n’avoir que très peu l’envie de déployer de tels moyens et je croise les doigts que le gel nous épargne.

Par contre, ce sera plus délicat pour mes fruitiers. Pêchers, abricotiers notamment qui sont déjà à un stade avancé et pour lesquels, -1° sera déjà fatal. Je vais pour eux, prendre le temps de les envelopper d’un voilage p30 au plus fort de la vague de froid.

Au milieu de ce contexte, les derniers jours ont tout de même été très actifs. Je continue d’échelonner des semis de radis pour récolter de façon constante jusqu’à cet été. Après un premier semis loupé (peut-être par manque de lumière), le deuxième s’annonce très prometteur et lancera le festival des récoltes 2022. J’attends comme chaque saison, toutes cultures confondues, plus de 500 kilos de récoltes venant du potager. On y croit !

Le premier semis de courgette est aussi lancé. Comme chaque saison, j’implante cette culture sur deux, voire même trois dates. Comme cela, j’ai des plants qui arrivent à pleine production de juin jusqu’en octobre. Si j’implantais tout dès début mai, j’aurais trop d’un coup et un manque de production en arrière-saison. Les plants s’épuisant petit à petit durant l’été. La courgette nous apporte souvent plus de 50 kilos de récolte, facilement. Alors je croise les doigts de bien la réussir dans un sol riche de compost et de paillages rapidement assimilables en surface, tontes, foin.

J’enchaine aussi d’autres itinéraires de carottes. Ce n’était pas vraiment prévu, mais l’échec d’un gros semis de petits pois (graines de mauvaise qualité je pense) me libère une place non prévue. Et les carottes, j’y compte aussi beaucoup. Nous en consommons une grande quantité en hiver avec les potages et chaque saison d’ailleurs, on en manque. Je sème la variété « Atomic Red », comme un clin d’œil à ce contexte de guerre qui nous effraie et pour lequel le potager nous offre un refuge de paix.

Ensuite, vous l’avez peut-être vu dans ma dernière vidéo (lien ?), que j’ai lancé un premier semis précoce de haricots en godets.

Il est trop tôt encore pour démarrer des semis en pleine terre (j’ai quatre itinéraires prévus sur le calendrier Terra, en pleine terre, pour bien étaler mes récoltes). Alors j’essaie de prendre un peu d’avance en semant une bonne trentaine de godets, 5 graines par godets. Le repiquage est prévu en pleine terre d’ici la mi-avril.

Sous abris chaud, les semis se portent bien. Les tomates ont germé. Il sera bientôt temps de les repiquer pour avoir des plants prêts pour le mois de mai. Rapidement, dans la semaine à venir, vont se lancer les semis de nombreuses cultures estivales, melons, courges, pastèques, concombres… Vous pouvez suivre tout cela sur le calendrier Terra.

Autre point que je souhaitais rapidement aborder avec vous, l’évolution du sol sur les nombreuses dernières années suite à mes pratiques au potager. Vous voyez en photo la différence considérable.

Tout cela est la résultante d’apports constants de composts grossiers et de paillages diversifiés. Les organismes du sol, du vers de terre aux plus infimes bactéries, valorisent constamment ces apports en humus, en minéraux essentiels. Cette saison, j’insisterai plus encore sur des paillages verts, à rapport carbone/azote faible à modéré. En effet j’ai encore une petite faim d’azote ce début de printemps de trop apporter d’apports ligneux à mon potager (broyat, bois, compost de déchèterie très grossier avec plein de brindilles…). Alors en avant cette saison pour des paillages de tontes, feuilles tendres, foin.

Bien d’autres actualités encore que je ne pourrai toutes vous témoigner, juste deux essentielles. De lier amitié ou simplement des contacts avec des paysagistes, vous pouvez vraiment avoir accès à des ressources en or. Je me suis fait livrer une benne entière de compost grossier de tontes, feuilles broyées, venant d’un domaine qui fait des travaux paysagers. Vraiment cela me couterait une fortune si je devais l’acheter. Mais ici c’est le paysagiste qui m’a appelé pour me demander si cela m’intéressait plutôt qu’il aille tout déposer en déchèterie. Autant vous dire mon grand « oui » sans hésitation. De quoi pailler mon potager durant toute cette saison ! Une autre benne entière arrive cette semaine. Cela doit représenter quasiment dix mètres cubes, le rêve. Vraiment n’hésitez pas à solliciter des agents municipaux qui s’occupent de l’entretien des espaces verts ou des paysagistes qui souvent ont de la ressource pour nos sols potagers.

Autre actualité, je suis en pleine lecture d’un livre : Composts et paillages de Denis Pépin. Je vous conseille très fortement ce livre. Certes il est onéreux, 35€, mais quelle bible mes amis. Vous y trouverez toutes les dernières avancées en connaissance du sol, des paillages, des composts. Comment valoriser au mieux quelconque résidu organique. Comment nourrir son sol à base de paillages verts, peu carbonés. Et comment le protéger avec des paillages plus costauds. Près de 400 pages de connaissances très riches, d’expérience, de science, de données précises et sérieuses. Tout ce que j’adore pour continuer à progresser dans ma pratique du potager. Denis a 40 ans de potager derrière lui s’il fallait vous affirmer plus encore la qualité du contenu. Sur Terra, nous aimons beaucoup marier connaissances sérieuses et expériences. Et c’est tout cela que vous pourrez retrouver dans ce bouquin.

À très bientôt pour partager la suite de la saison.

Antoine – Gironde

Ici du côté de Bordeaux, la saison a montré de sérieux ratés. La première session de semis, de poivrons, piments et aubergines, nous a quittée prématurément, je n’aurais pas dû écouté les conseils que l’on m’a donné en commentaire. À savoir dans le cas présent, de remonter mes semis plus près des lampes parce que c’était pourtant bien évident qu’ils étaient trop loin. Résultat, les cotylédons ont tous brulé.

Au potager, les petits pois qui étaient magnifiquement sortis, protégés des oiseaux sous les voiles P17, à peine découverts pour installer les tuteurs, ont été ravagés par les merles. Le voile P17 n’est donc pas encore la bonne option. Les prochains semis de pois, je vais les protéger avec des clayettes retournées, celles servant à ranger par 6 les plants achetés en supermarchés.

La deuxième session de semis, avec notamment les tomates, se porte beaucoup mieux.

Au jardin, en pleine terre, j’ai lancé un semis à la volée de radis ronds protégés par un grillage anti oiseaux, un semis de carottes et un de navet. Le plan du potager se remplit.

Je me suis aussi essayé à un semis de graines de glycine que ma femme a récupéré par terre à son travail. Et le semis a pris rapidement. Les plants sortent déjà.

Il faut vraiment que je termine rapidement ma grande serre armoire extérieure pour que mes plants puissent vraiment bien se développer dans un environnement idéal et contrôlé.

J’aurai surement plus à montrer à ce sujet au prochain JDB 🙂

Bon courage à tous pour la saison !

Guillaume – Corrèze

Bonjour les jardiniers.

Dis donc, ça caille !! Je pense que c’est foutu pour les fruitiers en fleurs, même si on a protégé.

Côté potager, heureusement, tout va mieux 😉

En extérieur :

J’ai semé des carottes, oui encore, et une belle quantité pour partager autour de nous. Un rang de 10 mètres, en plus du premier rang de la dernière fois. Petite astuce au passage, un peu de terreau mélangé aux graines pour ne pas semer trop dru, et des planches posées sur le semis pour maintenir l’humidité.

J’ai également planté mes premières laitues en extérieur, et j’ai semé des radis à divers endroits.

Enfin, j’ai repiqué quelques choux rouges et brocolis, pour avoir quelques choux en été.

Petit coup de froid ! Tant que le cœur est vert, c’est bon.

Sous serre :

J’ai planté aussi des laitues, des betteraves, quelques choux raves, du basilic…et des courgettes ! Bien protégées, j’ai déjà fait ça quelques fois, ça passe bien en général

L’espacement est important car des tomates vont arriver d’ici quelques jours
Même remarque ici

J’ai pu aussi constater que mes cèpes de paille colonisent bien leur nouveau milieu. On mange aussi des radis, enfin ! Je suis en retard cette année, mais l’important c’est de commencer à avoir quelques récoltes pour se satisfaire un peu !

En intérieur :

J’ai semé mes tomates qui iront en extérieur mi-mai. Une quarantaine de plants, en plus des 40 que j’ai déjà en cours. C’est parfait.

J’ai une chayotte qui germe aussi, et du gingembre 😉 Si vous me suivez sur Instagram, j’ai donné la méthode : « Il vous faut un pot, un peu de terreau, un bout de gingembre que vous déposerez en surface, légèrement enterré. Posez ensuite votre pot sur votre box internet, ou sur un tapis chauffant. Dès la sortie des tiges, vous le mettrez au chaud en pleine lumière 😉

Pour que vos tubercules se conservent, le cycle doit être d’au moins 8 à 9 mois. Donc idéalement il faut lancer la culture début février voire même fin janvier ! Si l’on commence plus tard, on peut toujours consommer les tubercules en frais, c’est délicieux 😋 »

Enfin, je me suis entraîné à faire des haies en saule plessé, c’est super fun à réaliser. On verra l’entretien, mais je pense que l’effet visuel sera génial.

Les ficelles finiront par tomber et les troncs vont fusionner.

À la prochaine 😉

Jessica – Normandie

Ah le printemps, une saison pleine de surprises !

Pluie, soleil, sécheresse, gel et à nouveau pluie.

Comme la plupart d’entre nous, le beau temps était là, mais maintenant arrive une vague de froid.

Je vais essayer de chouchouter au mieux mes bébés choux plantés la semaine dernière.

Ce sont des semis de choux romanesco précoces, choux rouges et choux-fleurs 4 saisons.

Semés fin janvier, ils ont fait toute leur croissance sous abris froid en mini mottes puis en godets. À travers les trous les racines commençaient à pointer le bout du nez, c’est le signe qu’il faut les planter.

Ils sont éparpillés un peu partout dans le potager.

Avec ce faible froid et petite neige ils ne risquent rien, mais vont surement végéter un petit temps alors je vais les protéger un minimum.

Je me servirai de demi-bouteilles recouvertes et remplies minutieusement de foin.

J’ai également quelques salades par-ci par-là, elles ont déjà connu ces températures, sans protection cet hiver, elles n’avaient pas souffert.

Mais là il est prévu des légères chutes de neige alors je vais les recouvrir de 5 cm de foin, tout comme mes petites lignes de petits pois qui sont sortis il y a peu.

Il y a une dizaine de jours, j’ai divisé mes 6 fraisiers cultivés en gouttières.

La variété “Charlotte” ne fait pas beaucoup de stolons. La méthode par division est essentielle pour multiplier ces fraisiers.

Ils ont 3 ans cette année, c’est l’âge, ils commençaient à être fatigués et surtout à l’étroit.

J’ai obtenu une bonne trentaine de nouveaux petits pieds. Je les ai installés un peu partout, pots en suspension, dans les bacs autour de la serre et de nouveau dans les gouttières vidées et re-remplies de compost mûr et de terreau universel.

C’est sympa non ?

Ceux en pots iront au garage la nuit, car ils sont en fleurs et seulement les fleurs donc les futures fraises craignent le gel.

Tous les autres n’ont pas encore commencé à fleurir donc pas besoin de les protéger.

Dans la serre, sont logées diverses fleurs en terrine, choux et salades en mini mottes ou en godets. Ils seront tous installés sur mon étagère de fortune. Je recouvrirai le tout d’un voile P30 doublé.

Je vais même laisser mes deux tomates kamikazes. Elles sont là nuit et jour depuis deux semaines, elles tiennent le coup. Elles se développent moins vite que leurs copines qui sont restées au chaud à la maison. J’aimerais voir l’impact à la récolte d’une telle végétation si elles arrivent jusque-là.

Deux cultures sont plantées dans la serre, salades et quelques petits pois.

Les salades ont été semées en mini mottes fin janvier puis plantées il y a deux semaines, elles se développent bien et il n’y a pas qu’elles qui se sentent bien!

Une multitude de germes poussent de partout ! Il y a un mois j’ai vidé mon bac a compost pour remplir mes planches, résultat, aujourd’hui j’ai des cucurbitacées, tournesols, pommes de terre et autres qui sont de la partie. Mais bon ce n’est pas l’endroit, et j’ai pas l’espace pour ces cultures surprises. J’avoue que j’aime bien les tournesols spontanés, car les limaces les préfèrent aux salades, j’avais remarqué ça l’année dernière et cette année je le constate à nouveau. J’ai commencé par arracher les tiges de pommes de terre, et là je n’ai pas tout compris. J’ai sorti d’énormes patates (une par tas de tiges), avec énormément de racines et des tiges aussi épaisses qu’un doigt, avec des débuts de racines sur plusieurs niveaux. Et là est le mystère, je n’ai jamais mis de pommes de terre aussi grosses et aussi fermes au compost! Une deuxième génération peut-être ? Mais c’est tout de même étrange que je ne les ai pas vus lorsque j’ai vidé le composteur et remplis les bacs 😅

Je laisse la vague de froid se charger pour moi des autres intrus. Les survivants seront si possible transplantés ailleurs ou simplement arrachés.

Cette semaine j’ai fait ma seconde tournée de radis, mais en jardinière cette fois-ci. J’ai déjà fait cette méthode l’année dernière et j’avais eu de bien meilleurs résultats que ceux en pleine terre, et quelques soit la variété.

J’ai rempli une longue jardinière au 4/5 avec du terreau universel humide. J’ai rajouté une couche de 2-3 cm de terreau à semis et j’ai vaporisé toute la surface.

Je me suis servi d’un crayon pour faire 4 lignes droites, et j’ai posé une graine tous les 3 cm.

J’ai recouvert le tout d’une couche pas trop épaisse de terreau à semis et pour finir je revaporise.

Avec ce froid je préfère la rentrer au garage pour les prochaines nuits, ainsi que mes sacs de culture de pommes de terre, sait-on jamais.

À la maison, les cultures estivales sont serrées, mais se plaisent toujours aussi bien derrière la fenêtre.

Pour mon conjoint, elles envahissent mon salon, pour moi, elles l’embellissent 😊

J’ai quand même profité du beau temps pour les sortir progressivement. J’ai commencé par 30 min en fin d’après-midi, pour ne pas qu’elles choppent un coup de soleil et qu’elles se fassent aux petits vents.  J’ai rajouté quelques minutes de plus jour après jour.

Là avec le froid elles sont privées de sorties jusqu’à ce que l’on retrouve des journées optimales. J’ai repiqué mes piments, poivrons et aubergines dans des plus gros pots de 13cm.

Je profiterai de cette météo peu plaisante pour repiquer mes premiers semis de tomates de février. Elles ont déjà été repiquées en godets de 7 cm, mais les racines sortent déjà par les trous. Je vais utiliser des demi-bouteilles, briques de lait, de jus de fruits, et pots de lait en poudre. Ces contenants sont hauts, parfaits pour les racines de tomates et surtout pour les tiges de celles qui ont un peu filé et ont besoin d’être repiquées plus profondément. En plus j’ai besoin de leur godet pour les futurs semis de cucurbitacées qui arrivent très vite et en grand nombre. J’ai hâte j’adore cette culture, il y a tant d’espèces et de variétés diverses.

À très vite

Denis – Est

Ami(e)s du potager bonjour,

Que ces derniers jours ont été agréables à passer au potager ! Un vrai temps printanier, presque estival… J’en ai vraiment profité pour lancer pour de bon ma saison au potager !

Avec ces belles journées, l’herbe des pelouses a recommencé à pousser. J’ai profité de la première tonte, et de la récupération des feuilles mortes qui servaient à pailler mes planches de culture, pour me constituer une butte lasagne.

C’est en visionnant deux vidéos d’Olivier, dont celle de la visite chez Marie Chioca, que je me suis dit « et pourquoi pas !». Cette lasagne accueillera après la mi-mai un bataillon de plants de potimarrons et autres butternuts qui pourront profiter pleinement de la richesse de ce milieu. Placés en bordure de mon jardin, ils pourront profiter de l’espace disponible pour se développer en tout sens, sans venir trop perturber le reste de mes cultures (au pire je donnerai quelques coups de sécateur pour faire rentrer tout le monde dans le rang). Le voisin pourra même sans doute en profiter aussi, quand tout ce beau monde colonisera la haie !

Au niveau des semis de pleine terre, je continue sur ma lancée.

Tout d’abord les oignons. Deux variétés : les hâtifs de Paris pour commencer. Nous les consommons en vert, dans les salades, omelettes ou quiches. C’est un régal. Pour la seconde variété, c’est le jaune paille des vertus. Au travers de cette culture, j’espère récolter des bulbilles que je replanterai au printemps prochain. C’est ainsi que mon père procède, il a de très bons résultats. Les bulbilles que je trouve en jardinerie ne me donnent en effet pas satisfaction, trop souvent ils montent très tôt en graine avant que le bulbe ne soit correctement formé.

J’ai également semé plusieurs lignes de poireaux d’hiver, que je repiquerai une fois ma planche de pomme de terre ramassée. Certes c’est une place qui va être occupée un moment, mais c’est avec un semis de pleine terre que je réussis le mieux mes plants. Toutes mes tentatives en barquettes, pots, etc… se sont pour le moment révélées infructueuses, sans que je n’en comprenne réellement les raisons !

Quelques lignes de carottes hâtives ont également été mises en place. J’ai de meilleurs résultats avec ces cultures précoces, en tout cas plus qu’avec les cultures tardives, la mouche de la carotte n’épargnant pas mes semis. Et comme je ne souhaite pas couvrir mes planches d’un voile de protection, il ne me reste pas trop de choix. Je parsème mes rangs avec quelques graines de radis. C’est une association qui fonctionne bien. Et comme avec mes gros doigts maladroits je n’arrive pas à semer mes carottes suffisamment claires, c’est en récoltant les radis que l’éclaircissage se fera 😉

Du côté des semis en alvéoles, j’ai semé pas loin d’une trentaine de variétés de tomates. Le catalogue de Cultive Ta Rue est trop tentant ! C’est un collègue qui me l’avait fait découvrir en visitant son jardin il y a quelques années. Il y en a de toutes les couleurs, tailles, formes, etc… J’essaie d’obtenir à la plantation au minimum deux plants par espèce. Au moment du rempotage, ça fera un peu de monde dans la salle à manger, au grand damne du reste de la famille qui doit partager l’espace commun avec un régiment de godets…

J’ai également lancé un semis en godet de blettes et de betteraves. J’essaie d’éviter le rempotage pour ne pas abîmer la racine pivot. Après éclaircissage, je repiquerai directement en terre. Je ferai par contre cette année un petit test, suite aux constats passés de mes collègues de Terra. Pour certains godets, je laisserai 2 ou 3 plantules. Visiblement cela ne gêne en rien la croissance des betteraves. Je ne le ferai par contre que pour les variétés rondes, je pense que la concurrence est plus gênante pour les variétés à racine type crapaudine. Affaire à suivre…

J’en ai également profité pour repiquer une plaque entière d’épinards.

Je les avais semés à la mi-février. Au printemps, je procède toujours ainsi. Les gaines d’épinards peuvent germer alors que les températures sont encore bien fraîches.  Mais à cette période, mes planches de culture sont encore bien trop humides pour que je puisse réaliser un semis en pleine terre. Du coup, dès que les conditions sont bonnes, hop-là, les épinards sont prêts aussi à être repiqués !

Et pour terminer, j’ai planté les pommes de terre.

Comme je l’ai partagé dans le récent article sur Terra, je les mets en place dans un sillon profondément creusé. Entre deux plants, j’ajoute une petite poignée de granulés de fumier. Je recouvre le tout et forme de suite les buttes. Cela les protège du froid d’une part, et d’autre part cela évite qu’elles ne s’éparpillent trop loin quand elles tubérisent. Cela m’a permis de découvrir tous les petits habitants de mes planches de culture : larves de tipules, taupins, et ô surprise, un orvet, que j’ai pris grand soin de remettre sous terre à quelques encablures.

Dans mes pommes de terre, j’expérimente cette année une association de culture que la ferme du Bec Hellouin a partagée. J’ai mis un peu plus de distance entre mes deux rangs de pomme de terre, et j’y ai semé un rang de pois ramants. Je suis impatient de voir comment tout cela va se comporter.

Au niveau des récoltes, la salade d’hiver ne devrait pus trop tarder. Elle a repris une belle vigueur malgré le manque de pluies, grâce aux arrosages, et un petit apport d’urine diluée. Un vrai coup de boost !

Je récolte également les dernières mâches un peu partout. Avec les chaleurs, elle ne va pas tarder à monter en graines.

Je vais en laisser quelques plantules dispersées, pour qu’elle se ressème un peu partout dans le jardin. Autant je trouve plus pratique de cueillir une rangée de haricots ou de pois (gain de temps), autant j’ai plaisir à glaner la mâche de-ci de-là, quand il n’y a pas grand-chose d’autre à faire au potager en hiver…

Dernière minute ! À l’heure où je termine d’écrire ces quelques lignes, la météo nous annonce une vague de froid pour ce premier week-end d’avril. Si les semis et plantations de pleine terre ne craignent rien (ce ne serait pas le cas si les pois étaient en fleur), je vais prendre la précaution de rentrer à la maison mes plants de tomates. Je les avais mis dans ma serre pour qu’ils s’endurcissent avant leur plantation en pot (ce sont des variétés à port déterminé) aux alentours de la mi-avril. Ce serait dommage de les perdre à ce stade. Les semis de blettes et de betteraves seront quant à eux couverts avec des voiles P17 ou P30. J’aviserai et m’adapterai en fonction des dernières prévisions, pour doubler ou tripler les épaisseurs de voile. Il faut savoir en effet qu’une couche permet de gagner un degré. La Team TERRA vous a d’ailleurs concocté un petit article de dernière minute sur le sujet. On fera le bilan au prochain JDB, en espérant que l’épisode ne vous causera pas trop de dégâts…

A bientôt les amis !

Élodie – IDF

Coucou à tous chers Terrariens. Alors ? Ça y est ? Vous la sentez la pleine saison des semis ?

Légumes, fleurs et aromates, à Paris tout y passe. Nous avons eu plein soleil et des températures anormalement hautes pendant sept jours alors autant vous dire que je n’y suis pas allée de main morte.

En pleine terre, radis (ils sont superbes dans mon carré potager, je vais peut-être enfin réussir cette culture), épinards, fèves, pois, carottes, mizuna, laitue Red Giant, oignon, oignons ciboule sont en place, déjà biens grands ou prêts à germer. J’ai également lancé un semis pleine terre test de betteraves oranges.

En godets, les légumes du soleil sont au meilleur de leur forme. Aubergines, poivrons et tomates sont sortis en quatre jours grâce à ma méthode de semis sur tapis chauffant et film plastique ou couvercle pour l’effet mini serre.

À peine pointent-ils le bout de leurs feuilles que je profite du beau temps pour les acclimater en les sortant, à la mi-ombre ou en plein soleil selon la puissance des rayons. Attention néanmoins, essayez de gérer au mieux ce paramètre en étant vigilant, car un coup de trop froid ou trop chaud pourrait être fatal pour vos plantules.

Du côté des semis pas encore levés, j’attends les blettes, le fenouil, quelques navets et les physalis, ainsi que les cosmos, pois de senteur, amaranthes, soucis etc pour les fleurs. Le basilic, lui, vient à peine de sortir et j’ai mis le paquet avec quatre variétés différentes: Genovese, Cannelle, Grand Vert et Citron.

J’ai également commencé une collection d’aromatiques en me fournissant dans entreprise qui envoie des kits de 12 minis mottes sans pot, donc sans plastique, respectueux de l’environnement et en circuit court. Vous pourrez trouver plus d’informations sur ma page Instagram.

Autre nouveauté également, de nouveaux petits fruits, qui commenceront leur vie en pot avant que je m’installe sur mon terrain définitif. Myrtilles, groseilles et framboises seront donc de la partie cette année.

J’ai également préparé mes pots. J’ai vidé la moitié de la vieille terre que j’ai mise dans un bac à part et que j’ai reboosté avec du lombricompost. Ce substrat me servira de terreau de rempotage. Et j’ai rempli les pots avec une moitié de terre végétale, une poignée de lombricompost et un peu de cendres de bois. Avec ça les futurs légumes devraient se sentir bien !

J’ai également installé le tipi qui accueillera les concombres, j’ai nettoyé mes fraisiers, mis en pot la chayotte offerte par Olivier. J’ai aussi planté une rhubarbe, première année pour moi avec ce légume.

Important : des chutes de températures et vague de froid annoncée à Paris après une semaine de plein soleil. Il va falloir rentrer certains plants qui étaient jusque-là tranquillement dehors, même la nuit. Pour vous retrouver, j’ai posté un article dernièrement sur le zéro de végétation, cette donnée extrêmement importante dont on parle peu. Sous une certaine température, les plantes stoppent leur croissance. Et en général, le redémarrage est lent, vous perdez du temps. Par exemple, sous 3°C, les choux se “mettent en veille”. Ils annoncent dans quelques jours un 0°C la nuit. Mes choux qui sont donc en serre froide d’habitude passeront donc la nuit en intérieur ce jour-là. Vous avez les zéros de végétation sur l’appli Terra.

Voilà, la nature reprend ses droits également en ce moment et c’est un bonheur, en plus d’être active au potager, de pouvoir admirer les floraisons en tous genres tout en écoutant le bzz bzz des premiers insectes.

J’espère que vous prenez autant de plaisir que moi et vous souhaite, comme d’habitude, une belle saison au jardin.

À bientôt 🙂

Maud – Moyenne altitude

Salut les jardiniers Terra,

Nous avons eu quelques jours de beau temps, un avant-goût de printemps, et c’était vraiment génial (presque un peu sec au potager, ce qui est inhabituel chez nous à cette saison). Il a fallu veiller à l’aération des serres et des tunnels, car les températures montaient très vite, au point de mettre en danger les semis ! Malheureusement, la douceur et le soleil cèdent déjà la place à la pluie, au retour du froid, et même à la neige !

grosse neige ce 1 er avril…

Dans la serre, on continue à se régaler avec les épinards et les dernières laitues d’hiver.

La saison des semis bat son plein, la serre se remplit, et pour gagner de la place, les plantes les moins frileuses rejoignent la pleine terre.

Les poivrons/piments se développent gentiment, les aubergines sont sorties, malgré un départ timide, j’ai semé les tomates, les œillets d’Inde, et tout un tas d’autres choses, aussi bien en fleurs qu’en légumes. Les patates douces développent doucement leurs lianes. En revanche, comme je le répète inlassablement chaque année, j’attends mi-avril pour semer les cucurbitacées. Encore un peu de patience pour les courges, courgettes, concombres, et autres melons/pastèques.

Tout ce petit monde est en serre froide, protégé la nuit par des couvercles de mini-serre, doublé de voiles P17, le tout dans la serre-étagère installée dans ma serre-tunnel (ça en fait des protections !), et malgré ça, quand des fortes gelées sont annoncées, je prends la précaution de rapatrier tout le monde à la maison… c’est la saison des allers-retours…

En pleine terre, le potager se remplit. Les fèves et les épinards ont bien levé, les petits pois et pois mangetout commencent à lancer leurs vrilles à l’assaut des grillages, les choux développent chaque jour de nouvelles feuilles, les laitues grandissent à vue d’œil, le feuillage des oignons s’allonge. Les panais n’ont pas encore levé, mais ça peut être long, les panais !

La vague de froid annoncée pour le premier week-end d’avril me rappelle furieusement 2021, et je n’en garde pas un très bon souvenir… Mes pêchers sont en fleurs (pour la première fois) et je crois bien qu’on n’en verra pas la couleur ! Les poiriers, cerisiers et cognassiers ont les bourgeons floraux bien gonflés, presque prêts à s’ouvrir. Seuls les pommiers passeront peut-être à travers, comme en 2021…

Je ne veux pas jouer les oiseaux de mauvais augure, car finalement, il n’est pas anormal d’avoir des gelées en avril dans notre région. C’est l’alternance de douceur précoce et de grosses gelées tardives qui devient récurrente au printemps, et de plus en plus problématique pour les fruitiers (car contrairement aux semis frileux, on ne peut pas les rentrer au chaud dans le salon…)

On se retrouve très bientôt pour de nouvelles aventures potagères !

Mélanie – Belgique

Hello les jardiniers, voici des petites nouvelles du potager belge !

Ces deux dernières semaines, sous le soleil, n’ont pas été inactives.

Dans la serre, non chauffée, toutes les jolies salades asiatiques, la roquette, le pourpier sont montés en fleurs et vont laisser la place aux cultures de laitue de printemps, de carottes et de radis en attendant les cultures d’été.

En parlant de culture d’été, les semis de tomates sont en pleine forme. Je les ai organisées dans des bacs en plastiques transparents que je sors en journée sur la terrasse et que je rentre la nuit. Ma hantise étant d’un soir les oublier, car vu les températures la nuit, ce serait probablement fatal.

J’ai également lancé la semaine dernière les semis de courgettes et de concombres, qui chaque année, me surprennent par la vitesse de germination.

Je les ai faits en motte pour tester (et parce que ce jour-là je n’avais pas beaucoup de temps) et j’ai commencé à repiquer en pot de 10cm celles qui sont déjà à l’étroit dans les mottes.

J’ai également semé en intérieur la semaine passée du basilic, des épinards (que je vais repiquer rapidement dans ma serre), des fleurs (différentes variétés de tagettes et de capucine).

Les semis de chou rave, de chou cabus et de chou-fleur poussent bien et vont également rejoindre la plaine terre très prochainement !

Concernant la culture que vous attendez tous, les patates douces d’Olivier 😉 le petit tapis chauffant aura définitivement fait des merveilles et j’ai commencé à bouturer les premières tiges qui avaient plus de 5 nœuds.

Ils sont dans un grand verre d’eau et ont fait de belles racines en seulement 5 jours.

Quant aux chayottes, elles sont en pleine forme aussi, à l’intérieur devant une grande baie vitrée, elles semblent (pour le moment) bien se plaire en Belgique… la suite dépendra évidemment de la météo de la saison…car il faudra 5 mois sans gel pour qu’elles s’épanouissent… à suivre.. Prochaine étape, le rempoter.

À l’extérieur, en pleine terre, j’ai repiqué une série d’épinard, les blettes redémarrent magnifiquement bien, les fèves et les petits pois se portent bien et j’ai semé deux lignes de carottes et quelques mélanges de radis.

La construction de mon atelier/serre, sur lequel je bosse depuis plusieurs mois sur papier a démarré également le week-end passé. Il va longer une grande partie de mon potager et sera 1/3 en bois et 2/3 en verre…

J’ai hâte de vous montrer l’évolution, les coffrages des fondations sont finis et on devrait couler le béton prochainement (si les températures le permettent…).

Je vous souhaite beaucoup de plaisir dans vos potagers et vous dis à très vite, dans un de nos podcasts ou par ici.

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