Denis – Est

Ami(e)s de Terra je vous salue! Quoi de neuf au potager à l’Est ces derniers jours…

En apparence pas grand-chose. La météo de la dernière période a oscillé entre brumes, brouillards, et gelées assez fortes. Rien d’anormal pour la saison finalement.

Mais les apparences sont parfois trompeuses… Si en surface tout est calme ou presque, en sous-sol ça travaille durement. Comme je vous l’avais dit en décembre, la majorité de mes planches a été recouverte à l’automne d’une bonne couche de feuilles mortes. J’avais aussi apporté en préalable une couche de compost mélangée pour certaines planches avec des épluchures de cuisine, pour améliorer la structure de mon sol et nourrir nos amis les invertébrés. J’ai profité d’une petite fenêtre météorologique pour rendre visite aux travailleurs de l’ombre.

J’ai constaté que les vers de terre et la macrofaune sont présents en grand nombre, car bien protégés des intempéries hivernales par ce matelas de feuilles mortes. C’est vraiment spectaculaire ce qu’ils accomplissent. La structure du sol est vraiment géniale : aérée et décompactée, çà va être un plaisir d’y enfouir les graines ou y repiquer les plants dès que la météo le permettra.

La planche de seigle est elle aussi sur de bons rails. La multitude de racines fasciculées accomplit sa mission avec brio, en décompactant le sol et en explosant les grosses mottes. Ce travail reste superficiel pour le moment, du fait du développement des plantules de seigle quelque peu stoppé par la météo.

Mais dès que la végétation reprendra de la vigueur avec le retour des beaux jours, les racines vont descendre un peu plus profond pour bien ameublir cette planche. Il sera temps alors en avril-mai de coucher cet engrais vert, et d’y repiquer quelques plants de courgettes et autres blettes par exemple. Ce chevelu de racines abrite lui aussi une très belle population de vers de terre, bien protégés du gel et des pluies battantes.

Tout ceci pour vous recommander et vous inciter, si vous en avez la possibilité, à couvrir et à nourrir vos planches de culture à la mauvaise saison. C’est vraiment un gage de préservation de la vie du sol, qui du coup, continue à bosser pour vous et prépare vos planches de cultures pour la nouvelle saison potagère, malgré les mauvaises conditions climatiques.

Certes le plus tôt est le mieux, mais il n’est pas encore trop tard pour bien faire !

Au niveau des cultures en place, comme je vous le disais en introduction, pas grand-chose de nouveau non plus… Un petit focus sur l’ail planté à l’automne dernier…

J’en avais fait l’avant-dernière saison, à l’automne 2019. Suivant la plupart des conseils avisés, je l’avais plantée sur buttes, pour éviter le pourrissement lié aux excès d’humidité pendant la mauvaise saison. Malheureusement, les conditions très sèches du printemps 2020 ont fait que les buttes se sont asséchées très rapidement, et je n’ai rien récolté cette année-là. Pour cette saison, j’ai adopté un compromis… Je n’ai pas refait de buttes, mais j’ai planté mes caïeux sur la zone la moins humide de mon potager. Et malgré les recommandations de mon grand-père (« on n’arrose jamais l’ail ni les oignons, ça les fait pourrir ! »), je m’autoriserai un arrosage modéré si besoin, surtout à la période de formation des bulbes en mai-juin.

Ah oui, une autre chose… Après avoir jeté un petit coup d’œil à mon site favori (la météo agricole, après TERRA bien entendu), j’ai vu que les températures n’étaient pas trop catastrophiques pour les prochains jours. Alors c’est décidé, j’ai fait un petit semis de laitues. C’est ce que j’appelle les semis bonus : ça marche, c’est chouette, j’ai des récoltes plus précoces.

Et si ça ne marche pas, tant pis, ce n’est pas bien grave, j’aurai au moins essayé… Comme on dit, « 100% des gagnants ont joué ! ». Mais attention, bien qu’un peu joueur, je ne suis pas casse-cou non plus ! Déjà je ne mise pas tout sur ce semis (il n’y a qu’à voir dans le calendrier de TERRA, où les principales dates sont dans le calendrier), c’est juste un essai, en petites quantités, histoire d’avoir une bonne vingtaine de plants. Et ensuite, je ne sème que des variétés adaptées à la période, genre Gotte jaune d’or, Gotte de Loos, Panisse, Bowl verte ou Rouge grenobloise.

À chaque variété sa saison, c’est important de s’y conformer, sous peine que les graines ne germent même pas. Je sème en barquettes, sous mini serres, et place le tout à la maison pour permettre la levée. Dès que la fine couche de terreau qui recouvre les graines se craquelle (le télétravail me permet de bien surveiller l’évolution, car le semis peut filer en une journée !), zou, tout le monde en serre froide, bien à l’abri de voiles et autres tunnels de protection (les caisses à poisson en polystyrène font un très bon isolant).

Pour la suite, et bien il vous faudra attendre le prochain JDB les amis 😋 !!!!

Jessica – Normandie

Bonjour à toutes et à tous.

Cette semaine je continue ma tour à fraisiers, la structure est prête, il ne me reste plus qu’à la mettre en place. Je creuse au milieu d’un de mes carrés potager, un trou profond de 60 cm. Je l’installe avec mon conjoint, et oui là j’ai besoin de gros bras. J’utilise un niveau pour être sûre qu’elle soit droite, car mon potager est légèrement en pente, et c’est parti pour le remplissage.

Je remets ma terre bien argileuse en premier par le haut, jusqu’au premier trou, puis je remplis avec du compost bien mûr que je tasse au fur et à mesure par ces trous. Malheureusement il gèle en ce moment donc je préfère attendre avant d’y transplanter mes fraisiers.

L’heure des premiers semis est arrivée. J’ai pris un peu de retard, c’est le moment pour moi de nettoyer mon matériel. Je désinfecte mes contenants à semis et repiquage, outils de taille, transplantoir, presse motte et tuteurs. Pour cela je mets dans une bassine d’eau quelques gouttes de javel et j’y laisse tremper, toute une nuit, mes godets, terrines et alvéoles. Je nettoie le reste de mon matériel à l’éponge javellisée, je rince le tout et mets bien à sécher en attendant la prochaine utilisation….qui arrive très vite.

J’ai une nouvelle variété de poireaux, le “géant précoce”, alors je commence plutôt que prévu une première tournée de ces semis, en alvéoles, à la maison.

Ça me démange, la folie du semis a eu raison de moi, alors je sors mon presse motte et commence quelques semis avec un peu d’avance, de laitues, choux, piments, poivrons et aubergines.

J’ai déjà essayé les mottes l’année dernière, et j’ai eu de très bons résultats. Je gagne de la place à la maison, et je stresserai moins les plantules lors du repiquage en godet.

Dès le germe sorti, je les placerai derrière une fenêtre plein sud en espérant que ça ne file pas. Ça a bien marché l’année dernière alors il n’y a pas de raison que ça file cette année.

Maintenant il faut vite que je monte ma nouvelle serre, car là ça devient urgent !

J’aimerais qu’elle soit prête avant deux semaines, pour accueillir les jeunes plantules de poireaux, laitues et choux.

Alors rapidement je prépare le terrain, en attendant l’aide de mon conjoint, car impossible de la monter toute seule 😅

A bientôt les amis

Maud – Moyenne altitude

Janvier, cette année, est marqué par le froid, après le redoux de fin d’année. Malgré quelques belles journées ensoleillées, les gelées sont omniprésentes, oscillant entre -8° et -2° depuis plusieurs semaines, parfois sans dégeler de toute la journée, le tout ponctué par quelques épisodes neigeux, et parfois un brouillard givrant à couper au couteau. Ce n’est pas un temps à mettre un jardinier dehors. Pourtant, malgré cette vague de froid, les jours rallongent doucement.

Je n’ai rempli aucune date de semis pour le mois de janvier sur mon calendrier Terra, pour ne pas induire les montagnards en erreur, même si chaque année, au mois de janvier, j’ai coutume de semer la première laitue de la saison. Cette année, je ne l’ai pas encore fait, je préfère laisser passer la vague de froid. On pourrait aussi semer les poireaux, les oignons (en partant de graines et non de bulbilles) et même quelques choux, mais je préfère attendre que les grosses gelées soient passées.

Je regrette de ne pas avoir profité du redoux de fin d’année pour tailler mes fruitiers fin-décembre, car je suis maintenant obligé d’attendre la fin des grosses gelées.

Les poules sont toujours au potager, inutile de les sortir pour le moment, je ne peux pas préparer le sol de mes planches potagères tant qu’il est gelé, autant qu’elles continuent leur travail de nettoyage.

Malgré cet épisode de froid, le printemps n’est pas si loin. Les chatons de certains noisetiers produisent déjà du pollen, j’ai surpris quelques abeilles en rapporter aux ruches, à la faveur d’un rayon de soleil. Ils sont même un peu en avance, car d’habitude, ils attendent février.

Sous la serre, la croissance des laitues, des épinards et des mâches est au ralenti.

J’entasse le fumier des lapins et des volailles dans un bac transitoire, avant de pouvoir l’épandre du potager, avant les premiers semis en pleine terre de février (fèves, pois, épinards…)

Alors que l’envie de commencer la saison est à son comble, janvier nous impose la patience.

Antoine – Gironde

Du côté de Bordeaux, on vient certainement de traverser la grosse vague de froid annuelle. Toute la nature s’est couverte de givre et s’est figée dans une sorte d’écrin de verre. L’herbe craquait sous les pieds, les toiles d’araignée se sont transformées en fines dentelles de cristal, les bourgeons des pêchers se sont couverts d’une gangue protectrice de givre, la station météo s’est figée dans le temps. Ça n’est clairement pas le temps de faire quoi que ce soit dehors.

Les alliacées sont sorties et attendent leur heure. Le test de paillage avec des planches pour empêcher l’enherbement semble faire son office.

Les fèves plantées au bon moment en novembre sont au bon stade de développement pour supporter ces grands froids. À la mi-janvier, j’aurais pu lancer le premier semis de salades de l’année. Mais je ne me sentais pas de lancer toute l’installation du meuble à semis pour quelques salades. Les premiers semis attendront la fin janvier. Il est encore très tôt.

Il est temps de laisser la période des fêtes derrière nous et d’accueillir la nouvelle année. Les jours vont rallonger. Le mimosa va fleurir annonçant le renouveau. Le sapin de Noël est passé au broyeur et s’est transformé en léger paillage pour le kaki fuyû planté l’an dernier et qui se porte à merveille.

Je vous laisse avec cet haiku “fait maison” 🙂

Gel d’hiver
Disparaît dans le ciel
Les graines attendent

Elo – IDF

On y est… Enfin… Le début de saison et le lancement des premiers semis, c’est pour maintenant. Quel bonheur, et j’ai hâte de partager tout ça avec vous, qui êtes de plus en plus nombreux à nous rejoindre. Merci. C’est le moment des derniers ajustements et des commandes de graines. La planification se poursuit. Cette année, contrairement aux précédentes, je suis organisée. Les plans du potager sont faits, chaque légume a sa place, ainsi que les aromatiques. Pour les fleurs, ce sera au feeling par-ci par-là, mais il y en aura, et beaucoup.

C’est le moment également de réinstaller le meuble à semis, de vérifier le bon fonctionnement des LEDS et de l’agrandir. Les tapis chauffants sont en place, le matériel est désinfecté. Au jardin, j’ai terminé le gros du travail d’amendement, c’est-à-dire que la base est en place: fumier, feuilles mortes et paille en dernière couche. Tout ça bien épais. J’ajouterai au fur et à mesure les déchets de cuisine sous ce paillis. J’ai également récupéré les branches du sapin de Noël et les ai étalées sur mes parcelles.

Malgré un hiver assez peu rigoureux ici, je continue à nourrir les oiseaux et j’essaie, toujours sans succès, d’attraper ce coquin de rat.

J’ai également remis debout la petite serre extérieure. Celle-ci est en mauvais état, je ne compte donc pas sur elle pour réchauffer mes semis, mais plutôt pour pouvoir laisser mes godets dehors tout en les protégeant des limaces. En parlant de semis, il est temps de se lancer! Quel bonheur…

Il est encore un chouia tôt, mais pour me féliciter d’avoir été sage jusque-là, je lance les premiers petits pois! En godet, 6/8 graines dans chaque et hop, dans la serre. Je les recouvrerai exceptionnellement d’une mini serre d’appoint en verre pour prévenir d’éventuelles gelées et surtout pour bien garder l’humidité, car je ne serai pas là pendant dix jours pour veiller.

Et au pire, si je les perds, il sera largement temps d’en re semer à mon retour début février. Enfin voilà, c’est parti, et je vous souhaite à tous un merveilleux début de saison 2022!

Guillaume – Corrèze

Depuis le 9 janvier, je continue mon travail d’apport de matière organique. Je suis très content, car il s’avère que mon voisin m’a encore livré un camion de broyat ! Ça sent super bon quand on passe à côté, et ça me permet de couvrir le sol de tous les massifs que j’ai créé en 2021. Et il y en a pas mal. J’ai l’impression de passer ma vie à déplacer de la matière organique. Mais bon, c’est le jeu, j’ai voulu planter trop de choses pour avoir rapidement un terrain un peu plus garni qu’une simple prairie.

Ce broyat est quasiment à 100% du résineux. Mais en discutant avec Maud, elle m’a dit avoir déjà testé du 100% résineux sur le potager. Si vous vous posiez la question : elle a eu de superbes récoltes, donc à priori aucun souci pour déposer ce broyat au potager. Tant que les cultures ont les minéraux nécessaires pour pousser en dessous. Et qu’on ne le dépose pas juste avant de mettre en culture (risque de faim d’azote…).

Côté potager, je n’ai rien fait. Ah si ! Les premiers semis de l’année ! 😉

J’ai semé une vingtaine de plants de laitues, et maintenant ce sera tous les mois jusqu’à fin mars/avril en fonction du temps et de la place que j’aurais. Puis on reprendra en août les semis de laitue. Je n’en cultive pas l’été, il fait trop chaud.

Je les ai semés au chaud, près du poêle à bois. Dès qu’elles sortent, elles partent sous la serre froide. Cela leur permet de ne pas trop s’étioler.

Je n’ai pas encore eu le temps de faire les semis indiqués sur mon calendrier : carottes, poireaux. Je vais sans doute m’en occuper cette semaine, ou la semaine prochaine. Ce sont des semis « risqués », que je ne fais pas tous les ans. Cette année il fait plus froid que les dernières années alors j’attends sagement qu’un redoux arrive.

Enfin, j’ai pu faire quelques récoltes. Pas trop diversifiées, mais je suis content d’avoir encore des carottes, des betteraves, radis noirs, choux de Bruxelles… Et de la mâche !

Je vous laisse avec ce petit tuto que j’ai fait sur la récolte de la mâche : https://terra-potager.com/la-recolte-de-la-mache/

Je les récolte feuille par feuille, mais il existe plusieurs façons de faire. C’est un peu plus long forcément, mais on peut faire jusqu’à 7/8 coupes sur chaque pied durant tout l’hiver. Pour assurer une bonne repousse, vaut mieux les cultiver sous serre, ou au moins sous un voile de forçage. Je n’ai jamais testé cette méthode de récolte en extérieur, mais ça doit fonctionner, le nombre de coupes doit juste être inférieur, car dehors il fait plus froid…

À très bientôt 🙂

Olivier – Hérault

Salut les jardiniers,

Ici dans le sud, la saison est officiellement lancée. Et pourtant, les plus curieux pourront constater que mon calendrier des semis sur TERRA est quasi vide au mois de janvier. En effet, j’ai volontairement laissé ces semis de côté pour ne vous les raconter que par ici. Ce sont des semis presque de passion, qui demande de la manutention, des équipements. Ils sont quelque part réservés pour les plus impatients, ceux qui veulent se dégourdir les doigts plutôt que de semer bien plus simplement d’ici quelques semaines, quelques mois.

Mais clairement, me concernant, j’ai des démangeaisons, le virus du jardinier passionné et je ne peux me retenir. À rajouter que j’ai, l’équipement, le climat, les connaissances pour réussir ces premiers semis. Si c’est le cas chez vous, foncez ! Je vous raconte tout.

Commençons par les oignons et poireaux. Ce sont deux cultures que je vais commencer pour la première fois à partir de la graine ! Depuis toujours, je prenais dans le commerce (jardinerie ou producteur de plant) des bulbilles d’oignons et des poireaux en plants. Mais cette saison, j’ai clairement l’envie de franchir encore un cap dans la maîtrise de mes cultures. L’envie aussi d’aller découvrir de nouvelles variétés que l’on ne peut trouver qu’en partant de la graine.

Par exemple, je pars à la découverte des oignons de Citou, des oignons roses d’Armorique et des poireaux précoces Davina. J’ai semé en barquette ou en bacs en poissons. Pensez à cette idée de bacs à poissons si vous manquez de barquettes. Ils sont vraiment bien adaptés. Prenez soin de prendre ceux les moins hauts pour ne pas gaspiller du terreau.

En parlant de terreau, j’utilise un « terreau maison » issu de la décomposition de mes buttes lasagnes. Mais par précaution, n’ayant pas encore un retour suffisant sur ce substrat, je fais quelques semis en double dans du terreau du commerce pour comparer. En espérant que les résultats soient bons… Quoi qu’il en soit, quelle fierté de mettre les mains dans son propre terreau.

Concrètement il vient de la décomposition d’une diversité folle de résidus végétaux, restes de cultures au potager, broyat, feuilles mortes, tontes, un même un peu terre mélangée à l’ensemble. Vous pourrez le voir plus en détail encore sur ma chaîne Youtube dans la vidéo consacrée aux premiers semis de saison.

Ces semis d’oignons et poireaux vont germer en intérieur au chaud. Ils iront ensuite sous serre, sous abri froid, mais à l’abri du gel. Avec seulement 10 à 15° en journée, cela leur suffira à bien se développer avant plantation au printemps en pleine terre. Pour éviter le gel, je joue une solution de facilité avec un tapis chauffant sous les bacs à semis qui déclenche si la température s’approche trop de zéro degré.

J’ai lancé aussi un premier semis de salade, une belle variété précoce de laitue à couper, la « Lollo Blonda ». Toujours en barquette, à germer dans la maison et ensuite direction là aussi la serre pour privilégier la lumière avant tout ! Vraiment, procurez un maximum de lumière à vos semis pour leur garantir un bon taux de réussite. Trop de chaleur et pas assez de lumière et de suite vous risquez de voir vos semis filer et en pâtir.

Autre semis, celui de petits pois et mangetouts dès cette fin janvier en godets. Oh c’est surtout pour le plaisir parce que je sais que mes semis de février en pleine terre auront vite fait de rattraper ceux-ci en godet. Mais tout de même, le semis en godet, c’est l’assurance de ne pas se faire manger les graines par les limaces. L’assurance aussi d’éviter des excès d’humidité, de froid. Quelque part, ce sont des graines dont on est sûr qu’elles donneront des récoltes. Alors en avant pour quelques semis de pois et mangetouts, 6 à 8 graines par godet.

Encore un autre semis, celui de cultures estivales ! Tomates, poivrons, aubergines. Et là clairement ce n’est pas gagné d’avance parce que je n’ai pas d’éclairage artificiel. Je n’en ai jamais voulu. Et pourtant ces cultures réclament beaucoup de lumière et de température. Niveau température justement, ce sera bon avec des tapis chauffant pour procurer une chouette douceur autour des 20 à 25° dans ma véranda.

Mais niveau lumière, en janvier, les jours sont encore très courts et peu lumineux. Alors nous verrons bien. Ils seront exposés au plein jour et s’ils mettent trop de temps à se développer, au pire ils iront au potager plutôt qu’en serre. Parce que oui, si je m’y prends si tôt, c’est pour espérer avoir des plants dès début avril pour les planter sous serre. Dans le sud, presque fin mars, on peut imaginer planter des cultures estivales sous serre. Mais le plus délicat reste de réussir à faire ses plants en plein hiver… Je vous raconterai la suite dans les prochains journaux de bord.

Mais chose certaine, les salades, oignons, poireaux, pois, mangetouts, se suffiront d’une lumière d’hiver et de températures fraîches. Le tout est de les protéger des gros gels éventuels. On se retrouve très vite pour la suite de cette nouvelle saison 2022 maintenant lancée, youpi !

Mélanie – Belgique

Coucou les jardiniers, voici des nouvelles du potager belge!

Janvier ici est le mois « préparation ».

Ces deux dernières semaines, j’ai rangé la serre et préparé tout le matériel pour le début de saison. Vous le comprendrez au fil des mois, j’ai besoin d’organisation pour que tout roule (godets rangés par taille, graines rangées par mois de semis, tables toutes vides…), le matériel de la serre et les tables de semis ont donc été triés entièrement et ces dernières sont toutes belles pour accueillir les premiers petits plants.

Petite anecdote, j’ai croisé il y a dix jours des jardiniers professionnels qui broyaient des sapins sur le bord de la route.

L’audace fait parfois des merveilles, je me suis arrêtée pour voir si ce broyat végétal était destiné à quelque chose ou à quelqu’un 😇 et deux heures plus tard, on me déposait les 6m3 de sapin fraichement broyé devant le potager! Le rêve! Malgré certaines croyances, le sapin est un paillage génial et cet apport à lui seul ne modifiera en rien le PH de mon sol. Il en faudrait vraiment des quantités astronomiques. J’ai donc passé plusieurs heures à en étaler dans les allées de ma serre et de mon potager. Il fait très humide par ici et on s’enfonçait dans une espèce de plasticine trempée entre les parcelles. Maintenant, la texture des allées est parfaite et en plus, ça sent divinement bon. Il m’en reste un peu que je vais ajouter au compost, mélange parfait de matières sèches et humides.

J’ai également été chez mon semencier faire le choix et l’approvisionnement de toutes mes graines pour la saison! Un régal de projeter tout cela dans l’assiette dans quelques mois!

Je vous partagerai mes coups de cœur au fur et à mesure, mais je peux déjà vous dire que je ne manquerai pas de tomates 😇

Je vais tester certaines variétés idéales à cultiver en pot, pour ceux qui jardinent sur terrasse ou balcon (la Vilma Cherry, la Japonaise basse ou encore la balconi jaune), des tomates cerises dont les enfants raffolent ( black cherry, miel du Mexique,..), et puis, en variété précoce, je lancerai la canabec Rose puis la pamplemousse du grand-père ! Toutes ses variétés font leur entrée dans ma légumothèque et je me réjouis de les tester.

Cette année, mon objectif est vraiment d’affiner mon choix de variété. Et de faire de jolies découvertes !

Je ne cède pas à la tentation de démarrer les semis maintenant. Il fait encore fort froid, et je pense qu’à chaque saison ses plaisirs. L’hiver, c’est une période d’hivernage pour le jardin comme pour le jardinier.

Je prends encore un peu d’énergie au coin du feu, je prépare la saison et me lancerai sereinement en février. À très bientôt 🌿

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