Elo – IDF

La saison des semis suit son court à Paris. Il y a de plus en plus de graines à mettre en terre entre les choux, les laitues, les betteraves, les épinards, le fenouil, les radis, les légumineuses et j’en passe. Je teste d’ailleurs un nouveau semencier cette année : Graines Del Pais.

J’ai enfin lancé mes semis de légumes du soleil. Ils sont sortis en quatre jours, un record. Il faut dire que je les chouchoute. Je sème en barquette, dans un terreau à semis pré trempé. Je dépose ensuite mes graines d’aubergines, piments et poivrons délicatement. Je recouvre d’un centimètre du même terreau. Je pulvérise à l’eau claire, puis je mets ça sous couvercle, pour faire mini serre, conserver la chaleur et l’humidité. Je dépose les barquettes sur un tapis chauffant. Ces graines germent idéalement à une température de 24/25°C. Avec cette technique, ça lève vite, j’ai même été surprise et les aubergines ont très légèrement filé.

J’enlève le couvercle et hop, ça part dans mon meuble à semis sous lampes, que j’allume de 8h du matin à 23h/minuit. Il n’y a plus qu’à patienter et veiller à garder le terreau bien humide. Je m’y suis prise début mars cette année, car je parie sur des plantations en juin comme en 2021, à cause du climat. On verra bien.

J’ai également commencé les semis de fleurs. J’en veux partout au potager. Cosmos, bourrache, œillets, capucines, pavots de Californie, mauve de Mauritanie et j’en passe seront du voyage cette année et trouveront bien leur place dans mes parcelles.

Les fleurs sortent du terreau…

Dehors, les premiers plants mis en terre, de mangetouts, fèves et petits pois se portent bien et poussent vite.

Les carottes semées précocement dans le bac en polystyrène sont sorties. Les radis, que je loupe systématiquement, sont également de la partie pour l’instant. Le mizuna vert et la salade Red Giant pointent aussi le bout de leurs feuilles. Les oignons se portent à merveille, et après plus de 20 jours d’attente, les fèves semées en pleine terre sont là aussi. Les premières laitues vont être repiquées et la seconde tournée de poireaux a levé également. J’attends une livraison de petits fruits que je mettrai en pot, comme les framboisiers.

J’ai tenté les voiles P17 sur le carré potager et juste après, les radis sont sortis. Coïncidence ?

Sinon, j’ai investi dans un petit appareil qui indique à la fois les températures de l’air et du sol, le pH et l’humidité. Ça peut être pratique pour savoir quand lancer les semis de haricots verts par exemple, qui demandent un sol autour des 15 degrés.

Enfin voilà, l’année potagère suit son court sous un temps et des températures plus que correctes. Qui annoncent des mois d’avril et, mai pourris ? On verra bien.

Je pars trois jours en thalasso et laisse tout ce beau monde en autonomie, en espérant que rien de pénible ne se passe. Et je vous souhaite, comme d’habitude, une belle saison 🙂

Mélanie – Belgique

Coucou à tous, je vous retrouve ici avec beaucoup de plaisir, car on peut le dire, la saison est lancée.

Au potager, la première chose à vous raconter est que les œufs arrivent déjà à la folie. Mes nouvelles poulettes ne chôment pas et nous voilà déjà avec le 7e œuf récolté aujourd’hui. 7 jours après leur arrivée, elles ont commencé à pondre et il n’y a plus eu un jour sans œuf. C’est devenu un rituel pour les enfants de courir voir dès qu’ils rentrent de l’école et de ramener fièrement dans la cuisine leur butin.

Allez, je ne vous fais pas plus attendre, c’est de la battle patates douces avec Olivier dont vous avez certainement envie d’entendre parler! Et bien, pour le moment, ça cartonne! Malgré l’erreur de les avoir mises au frigo pendant 6 semaines quand il me les a envoyées, tous les morceaux ont germé et les plus haut dépassent maintenant 30 cm. Par sécurité, il y a 3 semaines, j’en avais replanté des nouveaux qui eux commencent également gentiment à sortir, vous le verrez sur les photos.

Je commencerai le bouturage dans une bonne dizaine de jours pour les plus hautes.

Au niveau des semis, en serre, j’ai lancé tous les choux (cabus, chou fleur, choux raves) en mottes (on ne m’arrête plus avec ce presse motte) et ils ont tous bien germé. Dans la serre, la montée est plus lente, mais c’est ok comme ça, il n’y a pas d’urgence.

Les fèves, germées à l’intérieur, ont rejoint la pleine terre à l’extérieur dans deux de mes bacs potagers, car elles avaient atteint une bonne taille.

Dans la serre également, en mini serre en plastique, j’ai tenté les semis de carottes en motte il y a 2 semaines et demi, mais elles ne sont pas encore sorties.

À l’intérieur, les chayotes, patates douces, tomates, aubergines et les céleris poussent gentiment devant une grande baie vitrée..

Et pour terminer, vous vous en doutez, je n’ai pas fait deux semaines sans faire de boulettes 🙈, voici donc la dernière en date !

J’ai voulu cette semaine planter mes pommes de terre primeurs que j’avais reçues de chez Semailles et j’ai réalisé en ouvrant le sac que les avoir laissé dans l’armoire dans le sac 3 semaines n’avait pas été la meilleure idée… Elles ont fait des germes très fins qui ont filés ! Pas de panique, j’ai une team de choc derrière moi pour récupérer mes boulettes !

Maud m’a conseillé de retirer chaque germe fin et long (attention, on ne peut le faire qu’une seule fois pendant la germination) et de les mettre à la lumière, bien séparés (j’ai choisi les boîtes d’œufs) pour leur faire refaire des tubercules bien trapus !

Après 6 jours, ça semble très bien lancé !

Voilà pour les aventures de ces deux dernières semaines ! À suivre dans le prochain journal de bord…

Denis – Est

Ami(e)s de Terra bonjour,

Et bien ça y est enfin, la météo a décidé d’être un peu clémente avec les jardiniers de l’Est, pour nous permettre de commencer les semis de pleine terre. Les gelées semblent s’être éloignées, les températures diurnes sont favorables, la saison peut démarrer…

Mais, car il y a toujours un mais, malheureusement qui vient jouer les trouble-fêtes….  Nous devons faire face à une fin d’hiver très sèche, comme dans de nombreuses régions de France. Ce déficit hydrique se fait déjà remarquer sur la végétation pour qui à l’œil averti…  Alors certes nous pouvons commencer à préparer et à ensemencer nos planches de culture, mais déjà nous devons sortir les arrosoirs pour nos semis de pleine terre, et pour ce qui me concerne, une première séance d’arrosage sur mes salades d’hiver s’est avérée nécessaire.

Les prévisions nous annoncent un printemps sec, ce qui laisse présager un début de saison compliqué pour l’implantation de nos premières cultures… Décidément, les saisons se suivent et ne se ressemblent pas… C’est ce qui fait le charme du jardinage, mais qui met aussi les nerfs et la motivation du jardinier à rude épreuve. Même Olivier, dans une de ses dernières vidéos, évoque parfois son envie de déménager face à la rigueur de son climat…

J’ai donc démarré les premières plantations en pleine terre, avec les échalotes et les oignons bulbilles. Les premières espacées de 25 cm en tout sens, en quinconce, les seconds tous les 15 cm de la même manière. Si la pluie ne vient pas dans les prochains jours, je n’hésiterai pas à les arroser pour faciliter leur démarrage, et ensuite tout au long de la culture.

On lit souvent que les alliacées n’aiment pas l’humidité, ce qui est vrai, car le risque de pourrissement est bien réel. Mais un sol trop sec n’est pas bien meilleur pour leur développement. Si ces conditions devaient persister, je n’hésiterais pas à les pailler rapidement pour préserver l’humidité du sol. Et comme Maud, je dois couvrir mes planches d’un filet, pour éviter que nos amis les félidés ne viennent saccager mes premières cultures…

Les cultures sont bien protégées !

Autre semis de saison : les pois nains et les pois mangetouts.

Je les implante sur un rang seulement, au milieu de mes planches, pour en faciliter la récolte, et pour me permettre d’implanter de part et d’autre une autre culture en association : salade, betterave, épinard, radis. Je n’hésite pas à étaler les semis sur plusieurs semaines, pour que les récoltes soient également étalées. Que ce soient les mangetouts ou les nains, la dégustation de ces primeurs est un vrai régal, mais il ne faut pas en abuser non plus au risque d’être à saturation, comme me le rappelle ma petite famille 🙂 ! Et les séances de cueillette et d’écossage se révèlent également très chronophages ! J’implanterai les tuteurs dès qu’ils auront levé. J’utilise à cet effet des treillis de carreleur de 2 m x 1m : bon marché dans les magasins discount de bricolage, faciles à utiliser et à réutiliser d’une année à l’autre. Il faut juste être vigilant sur la hauteur à laquelle les pois sont susceptibles de se développer, ce qui est variable d’une espèce à l’autre, et donc veiller à adapter la pose des treillis en conséquence (à l’horizontale ou à la verticale 😉 ).

En attendant que mes premières séries de salades soient suffisamment développées pour être implantées en pleine terre, ce qui ne saurait tarder, j’ai aussi pu récupérer deux barquettes de plants qu’un ami maraîcher m’a gracieusement données.

Cela va me permettre, si les limaces me laissent tranquille, de boucher le trou de production entre les laitues d’hiver et les laitues de printemps. Du côté des variétés : batavia dorée de printemps, un grand classique. Et pour l’autre, batavia canasta, que j’apprécie particulièrement, car plus résistante aux attaques des gastéropodes, comme la rouge grenobloise. Est-ce lié à cette teinte rouge ? Je n’en sais rien, mais je le constate et j’y crois.

Je repique également ma première série de godets de mesclun. Il est temps, les racines commencent à coloniser tout l’espace des godets. Semés en serre froide très tôt (voir mon calendrier sur Terra), j’implante ces godets tous les 10 à 15 cm. Cela me fera de belles petites poignées à récolter facilement, sans soucis de mélange avec d’éventuelles adventices, du fait que le semis a été réalisé dans le terreau et non en pleine terre.

Du côté des solanacées, les premiers semis continuent de se développer, bien sagement à profiter du soleil derrière la baie vitrée de la salle à manger. Si les poivrons et les aubergines ont pris leur abonnement pour quelques semaines encore, les premiers plants de tomate ne tarderont pas à rejoindre la serre froide, pour commencer à s’endurcir en prévision de leur plantation sous serre aux environs de la mi-avril. Les protections seront encore de rigueur par contre, les nuits étant encore parfois relativement fraiches. La place libérée à la salle à manger sera bien vite occupée par le nouveau semis de tomates, celles destinées à être plantées en extérieur. Je vous en dirai plus dans le prochain JDB.

Dernière actualité pour ce JDB : un semis de luzerne en pots. Je l’implante de-ci de-là dans les extrémités de mes planches de culture, ou encore dans des zones de vides du potager, au gré du développement des cultures légumières, ou des zones florales. Outre son rôle vis-à-vis de la captation et de la fixation de l’azote, de son attrait avéré pour les pollinisateurs, j’utilise la luzerne pour générer de la matière organique que j’apporte en paillage, ou encore dans mon compost. Tout le rôle d’un engrais vert… Sa productivité me permet de réaliser entre deux à quatre coupes dans une année, mais j’apprécie aussi de la laisser se développer et fleurir à disposition des pollinisateurs. Je l’accompagne souvent de quelques pieds de phacélie, ce qui constitue de véritables spots pour nos amis les butineurs. J’espère vous en produire de belles images dans quelques semaines 😉 D’ici là, je vous souhaite un bon démarrage pour cette nouvelle saison potagère !

Maud – Moyenne altitude

Salut à tous les jardiniers Terra,

j’imagine que chez vous aussi, c’est l’effervescence au potager ! Le grand rush de printemps commence, avec des semis dans tous les sens : en pleine terre, les fèves, les pois et les épinards ont commencé à lever, malgré des nuits encore fraîches. Toujours en pleine terre, j’ai planté les bulbilles d’oignons et semé des panais. J’ai également découvert des semis spontanés de blettes dans la zone qui accueillera les tomates cette année. J’en ai donc repiqué une partie en godets pour les installer à un emplacement plus propice, le moment venu. 

Dans la serre, les récoltes de laitues et d’épinards continuent.

Les petites Batavia dorées de printemps semées fin-janvier ont toutes été repiquées individuellement en godets, les plus belles ont été plantées en pleine terre au potager. En godets, j’ai semé des betteraves et des choux raves.

Mes semis d’oignons, effectués à l’automne en alvéoles, semblaient végéter… j’ai décidé de leur donner une chance en les repiquant individuellement en godets, ce qui leur a bien réussi. 15 jours plus tard, j’ai pu les planter en pleine terre au potager.

Au chaud à la maison, les poivrons et piments poussent gentiment près de la fenêtre. Les aubergines ont enfin pointé le bout de leur nez. Les patates douces développent doucement leurs petites lianes. J’ai planté deux belles chayottes qu’Olivier m’a gentiment envoyées. Les pommes de terre ont été mises à germer à la lumière, étalées dans des cagettes. Bientôt, je commencerai les semis de tomates.

Les poules et les cailles pondent maintenant régulièrement. Une première petite couvée de cailleteaux est née cette semaine, et les premiers poussins de la saison devraient bientôt pointer le bout de leur nez (ou de leur bec).

Devant les ruches, l’activité s’accentue à la faveur de quelques belles journées qui permettent aux abeilles de butiner les saules marsault couverts de chatons.

Le printemps n’est pas encore officiellement là, mais on sent qu’il arrive ! Les bourgeons floraux commencent déjà à gonfler sur les poiriers et les pêchers !

Malgré le retour de la pluie et de l’humidité, je ne constate aucune prédation de la part des limaces, comme l’année dernière. J’en déduis que la présence des poules au potager pendant la saison hivernale est réellement efficace pour la régulation de nos chers gastéropodes.

Je vous souhaite un bon début de saison, et à très bientôt pour de nouvelles aventures !

Jessica – Normandie

Coucou les jardiniers.

Le printemps est là et ici ça se ressent. Que du bonheur ! Mon vieux lilas laisse apparaître ses bourgeons floraux. Tout reprend vie petit à petit. La saison se lance avec son abondance de semis, repiquages, plantations et autres travaux divers.

Au potager, sous serre ou à la maison, il y a de quoi m’occuper pendant les siestes de bébé ☺️

Côté serre :

 J’ai planté mes petits pois que j’avais semés il y a un mois en godets. Ils poussent à vive allure depuis 10 jours, installés au centre, ventilés grâce aux deux portes les jours de soleil, j’ai l’impression qu’ils s’y plaisent bien. J’espère une récolte précoce pour laisser la place aux melons et pastèques à la fin mai.

Je plante également ma petite douzaine de laitues en mini mottes. Et quel plaisir ces mini mottes ! Un gain de place, pas besoin de godet pour cette culture, simple à humidifier par capillarité, et quelle facilité à planter ! Mais avant tout, je trouve ça tellement mignon une petite motte ☺️

Je libère ma mini serre sur pieds. Cette pouponnière accueillait différents choux, poireaux et diverses fleurs, des soucis, œillets d’Inde, lupins, mufliers, giroflées et bourraches.

Tout ce petit monde est placé sur une petite étagère de récup en métal. Facilement transportable, je la sors le matin et la rentre dans la serre le soir. Je veille au grain avec des voiles P17 et P30 si besoin.

Les bordures extérieures sont installées. J’ai dû ajouter des sacs de terreau universel 1er prix, car je n’avais pas assez avec ma terre de jardin pour les remplir. Aucune station de compostage près de chez moi, mon compost mûr a servi prioritairement a autre chose. Donc ce fut la meilleure solution pour finir le remplissage de cette nouvelle zone a moindre coût.

Côté potager :

Quelques semis de radis par-ci par-là ainsi que d’autres petites rangées de petits pois entre les pieds de mes arches. Dans mes gouttières, les salades Appia spontanées de cet automne puis transplantées il y un mois continuent de s’épanouir pleinement, j’adore ce genre de petite surprise que m’offre le potager.

Comme convenu au calendrier, mes premières pommes de terre mises à germer il y a un mois sont prêtes à être plantées en sac de culture.

Je pourrais facilement les protéger ou déplacer à l’abri du de gros gels sont annoncés.

Je suis tombée en admiration devant les germes de la souriante Blue Belle. Le dégradé de couleur, la pilosité étonnante et ses départs de racines m’ont émerveillée. Je remplis sur 10-15 cm 3 sacs avec un mélange de terreau universel, compost maison mûr, terre de jardin et une poignée de cendre. Je pose 2 ou 3 pommes de terre bout du germe vers le haut. Je remets par dessus une couche de 5 cm de terreau et 5-10 cm de foin. Un coup d’arrosage et voilà je n’ai plus qu’à attendre la venue des premières tout en veillant sur l’humidité et les températures nocturnes.

Mes 3 variétés (Bintje, Blue Belle et Bleue d’Artois) utilisées cette année sont à port indéterminé. C’est l’idéal pour la culture en sac.

Comme pour sa cousine la tomate, il existe deux ports, le déterminé et l’indéterminé.

Les pommes de terre à port déterminé ne font qu’un lot , un seul étage de tubercules sous et à côté de celle plantée.

Les indéterminés vont produire sur plusieurs niveaux grâce aux buttages.

Ça consiste à remettre de la terre aux pieds des tiges au fur et à mesure qu’elles grandissent. Ainsi d’autres étages de pommes de terre pourront se former au-dessus du 1er lot.

J’ai hâte de voir si le résultat final est convaincant.

J’ai d’ailleurs tenté une expérience un peu folle en novembre, je n’avais rien à perdre. J’avais des bleues d’Artois aux germes plus ou moins développés et bien trapus. Alors je les ai plantés, j’ai mis un bon tas de feuilles mortes dessus. J’ai laissé ces 2 sacs dehors, sans m’en occuper spécialement. L’hiver a été doux ici sur les côtes normandes et aujourd’hui les tiges font une bonne vingtaine de centimètres. Je rajoute deux pelletées de terreau et 10 cm de foin.

Elles sont rejoint par mes 3 nouveaux sacs, au soleil et seront protégé si besoin.

À la maison :

Une nouvelle chayotte blanche a rejoint ses deux copines sur le plan de travail lumineux de la cuisine. Elles ont pas mal germé c’est le moment de les mettre en pot. Je les installe à moitié en terre jusqu’aux départs des germes. En moins d’une semaine, des racines blanches sont apparues juste dessous pour aller s’enfoncer aussitôt dans le terreau. C’est vraiment chouette à observer.

L’espace devant la fenêtre se réduit de plus en plus. C’est pourtant l’heure de repiquer en godet, mes mini mottes de tomates. Je les avais semés à la maison il y a un mois.

26 sur 32 sont aujourd’hui de beaux petits plants. Ce résultat me satisfait pleinement, ce sont des plants tests dont une petite partie servira de kamikaze prochainement sous serre. Je relance mon vrai “gros” semis de tomates en mottes, en faisant une plus grosse quantité de celles qui n’ont pas bien germé la dernière fois. Je teste aussi ce semis sous serre. Pour ce test je sélectionne les variétés qui m’ont donné de beaux plants, comme la Abrikos et la Téton de Vénus blanc.

Je leur mettrai une protection en plus du couvercle si les nuits descendent sous 5°C.

Je termine cette semaine par relancer des semis en mottes de différentes variétés de laitues, choux en tout genre et de toutes les fleurs possibles en plus des autres déjà bien parties.

À bientôt.

Antoine – Gironde

Dans le sud-ouest, la douceur s’installe. Les nuits ne descendent pas en dessous de 6°. Le pêcher arbore ses fleurs superbes et nombreuses. Les jonquilles sont déployées, les tulipes se forment, le mimosa commence à faner, les arbres fruitiers bourgeonnent les uns après les autres, et les oiseaux tous à leur joie du printemps font chanter toute la campagne.

Les semis vont bon train. Dans la serre à semis en intérieur, j’ai hélas suivi les conseils d’un commentaire YouTube et remonté mes semis près des lampes. La photosynthèse est un processus chimique qui peut s’emballer si il y a trop de lumière.

Les plantes n’arrivent alors pas à consommer assez vite les ions H+ produits par la photolyse de l’eau et l’énergie s’accumulant produit des éléments corrosifs comme de l’eau oxygénée ou des radicaux libres qui viennent brûler les cellules des plantes.

J’ai pu ici en avoir une belle illustration. Mais au-delà des cotylédons qui ont brulé, des petites feuilles apparaissent. J’espère pouvoir encore sauver ces plants et qu’ils ne seront pas trop traumatisés ou en retard.

J’ai lancé également des semis de blettes, betteraves, choux et de tomates dans de grandes mini serres trouvées chez Action. Elles sont superbes, solides et vraiment abordables, c’est un produit que je vous conseille.

Hélas, étant très occupé par ailleurs, je n’avance pas assez vite sur ma nouvelle serre armoire extérieure. Je suis en retard et pour éviter de devoir courir, j’ai réinstallé temporairement une de mes serres Lidl.

Ce sont des équipements vraiment efficaces pour commencer. Je préconise de les installer au printemps et de les démonter fin mai. Ca prend 1h30 à installer (bien les arrimer avec du poids posé sur les barres et en fixant bien la bâche à la structure) et 30 mn à ranger.

Ça permet de ne pas les exposer aux tempêtes de l’hiver et aux très forts UV de l’été, et vous pourrez ainsi garder ce genre d’équipements de nombreuses années. Je n’y ai pas encore installé le chauffage qui se déclenche sur thermostat si la température descend trop, vu que la météo n’annonce pas de température en dessous de 6°. Mais c’est clairement parmi les choses à faire. La serre installée, j’y ai placé des semis de fleurs en alvéoles, de laitues ainsi que les premiers plants de poivrons et piments repiqués en godet individuel de 8cm.

Au jardin, les semis de petits pois sous voile P17 sont magnifiquement sortis et pour une fois, grâce aux voiles, je n’ai pas eu un seul dégât d’oiseaux. Les salades repiquées sous tunnel P17 elles aussi ont été protégées. Le semis de radis en revanche est sorti poussivement, sans vigueur. Le sol était encore trop froid, je pense. Les alliacées paillées en inter-rang avec des planches sont superbes.

La saison ne commence pas trop mal. On continue !

Olivier – Méditerranée

Bonjour les jardiniers,

Ici dans le sud la pleine saison débute. On sème à tout va que ce soit sous abri ou en pleine terre. Qui plus est, enfin un épisode pluvieux digne de ce nom nous a délivré des seaux d’eau au mètre carré et enfin le sol reprend vie de toute part. Allez, on attaque avec l’activité phare de ce journal de bord, le semis de tomate dont vous retrouvez l’itinéraire de culture dans mon calendrier sur Terra.

Semis de tomates

C’est LE semis le plus conséquent de la saison. J’en ai déjà semé en janvier pour des plants à installer sous serre début avril. J’en sèmerai aussi d’ici un mois pour avoir des plants tardifs pour l’arrière-saison. Mais rien à voir avec les quantités semées cette semaine pour cette fois avoir des dizaines de plants prêts à planter pour début mai en pleine terre.

Je me suis installé comme chaque saison dans la serre. La température est bonne en journée, autour des 15 à 25° sitôt un rayon de soleil. Les nuits sont un peu fraiches, mais ça passe et le chauffage est là si jamais un gel est annoncé. Cette saison encore, je pars à la découverte de près de 40 variétés ! Je garde des coups de cœurs comme les tomates Ananas, cœur de bœuf, Noire de Crimée, Rose de Berne, Green Zebra. Mais sinon, en avant pour découvrir de nouvelles couleurs et saveurs. On verra ça bien sûr ensemble d’ici quelques mois. Vous connaissez les clés de réussite pour ce semis comme pour tous les autres. Un terreau fin, meuble, léger, humide, une belle température moyenne autour des 15 à 20° et de la lumière à tout va sitôt les graines germées. J’espère qu’on sera nombreux à partager nos photos de récoltes abondantes d’ici ce début d’été.

Mini-mottes pour maxi résultats ?

Je vous donne quelques actualités de mes mini-mottes. J’apprécie beaucoup ce presse motte acquis cette saison et je pense qu’il va me suivre un bout de temps ! Pour l’instant tout se passe bien et les premiers épinards, betteraves, navets, sont repiqués au potager. Ils supporteront de petites gelées s’il venait à y en avoir.

Les carottes en mottes ont très peu germé. Je ne sais trop pourquoi. Alors je relance un semis. J’ai trop envie de voir ce que cela peut donner. Quoi qu’il en soit, ces premiers tests sont positifs avec une praticité à repiquer, une économie de terreau et des godets inutiles. Une façon parmi d’autres de jardiner, faire ses semis.

Pommes de terre

Autre grosse actualité de ce mois de mars, la plantation des pommes de terre ! Cette saison j’innove un peu avec de la plantation en sac que je remplis de bon sol, alliage de terre, de composts et un peu de terreau.

Sinon, comme à l’habitude, en pleine terre je plante dans un sol bien amendé de composts divers, de paillages. Je rajouterai une poignée de cendre ou de Patenkali (engrais naturel riche en potasse) en cours de culture pour aller chercher un maximum de production. Les pommes de terre sont extrêmement gourmandes en potasse. Et tout aussi important, de gros buttages seront réalisés pour ramener de la terre, du compost, tout le long des plants pour qu’ils développent de nouveaux tubercules. D’autres plantations viendront fin mars pour des récoltes plus tardives de conservation. Mais le plus gros a été planté ce début mars comme notifié dans mon calendrier Terra.

Oignon à toutes les sauces

Les oignons sont une culture à part entière quand ils viennent du potager. Ils sont si bons qu’on les mange presque seuls ! Tout de même on agrémente d’une omelette ou d’autres légumes en potage, mais souvent il m’arrive de les dévorer tels quels. Alors encore cette saison j’envoie du lourd ! Des oignons de Citou, superbe variété, semés en janvier, sont prêts à être repiqués au potager. Opération délicate, mais réussie ! Un petit plant tous les 10cm et on croise les doigts d’une belle récolte d’ici bien 2 à 3 mois. D’autres oignons sont eux implantés à partir de bulbilles. C’est un peu plus rapide de faire ainsi, mais l’accès à un choix variétal est plus restreint. Je mets quelques-uns de ces bulbilles en godet pour les faire germer dans des conditions optimales à l’abri des intempéries notamment. Et une fois germés, direction le potager ! D’autres bulbilles sont eux plantés directement au potager et auront tout juste 15 jours de retard sur ceux déjà germés sous abri.

Éclaircissage radis, carottes

D’autres semis continuent leurs itinéraires depuis déjà quelques semaines qu’ils sont en place. Les carottes sous serre sont éclaircies pour n’en laisser qu’une tous les 4 à 5 centimètres. Dans le même je commence à semer les premières carottes en pleine terre. Même opération pour les radis en carré potager, j’éclaircis pour n’en laisser qu’un tous les 1 à 2cm alors que d’autres semis prennent le relai pour étaler les récoltes sur ces prochaines semaines jusqu’à l’été. Ces opérations d’éclaircissage prennent du temps, mais sont nécessaires pour récolter de beaux et gros légumes bien vigoureux.

Je m’arrête ici faute de ne pouvoir tout vous raconter ! Mais vous retrouverez tous mes itinéraires de cultures dans le calendrier avec les nombreuses vidéos en lien pour vous détailler les moindres gestes du jardinier. Petits pois, betteraves, mangetouts, choux, aromatiques, d’autres cultures qui elles aussi prennent place au potager ces jours-ci. Nous en parlerons au travers d’autres journaux de bord. À bientôt

Guillaume – Corrèze

Bonjour, les jardiniers 🙂

Ce coup-ci, ça y est : le printemps est bel est bien là. Même si les floraisons sont très en retard par rapport à l’an dernier. Je vois des fleurs partout, les températures nocturnes sont de plus en plus douces. Les fruitiers commencent à s’ouvrir : les pêchers sont en fleurs, les poiriers et les pommiers gonflent actuellement leurs bourgeons.

Au potager, j’ai installé tout un réseau de goutte-à-goutte enterré. Une vingtaine de vannes en tout, qui me permettront de gérer chaque planche individuellement, dans la serre, et en extérieur. Je ferais les lignes plus tard.

C’était le bazar cette semaine !
Mais une fois, enterré, c’est nettement plus pratique. Vivement que l’herbe repousse partout.

En parlant d’extérieur, j’ai également lancé quelques semis :

• une deuxième série de pois mange-tout, les premiers viennent tout juste de sortir. Je n’avais pas pris la peine de mettre un voile alors la sortie était très lente. Je ne sais pas si j’aurais beaucoup de décalage entre ces deux séries tout compte fait.

• des carottes, ainsi que quelques radis.

Sous serre, j’ai commencé à mettre un voile sur la planche centrale, sur laquelle je vais venir planter mes tomates, deux courgettes et quelques basilics d’ici 15 jours. Ça va permettre au sol de se réchauffer un peu avant que ces plantes thermophiles arrivent. J’ai semé ces cultures au chaud, les plants arrivent bientôt. Ce sont toujours des plantations risquées, mais le jeu en vaut la chandelle 😉 je me rappelle il y a deux ans, nous mangions nos premières tomates fin mai, pour une production intéressante dès le mois de juin ! Pareil pour les courgettes, courant mai.

J’ai également semé des laitues et des choux rouges en alvéoles. Mes carottes se sont à moitié faite détruire par un chat je pense 🙂 La joie d’avoir des animaux. Il reste encore quand même ! Enfin, j’ai inoculé une partie de ma serre avec des strophaires : les cèpes de paille. C’est un champignon qui peut se cultiver directement sur les planches de culture. Intéressant donc, j’ai eu envie de tester ça.

Même si c’est un peu tard, j’ai lancé du gingembre également, il commence à germer 😉 Je le mangerais sans doute en frais, car il faut attendre au moins 8, voire 9 mois pour avoir des rhizomes qui se conservent un minimum. Avant cela, la peau est trop fine. Si vous aimez ça, n’hésitez pas à tester ! La germination se fait de préférence sur un radiateur, ou un tapis chauffant : le gingembre aime la chaleur et l’humidité.

Pour faire un petit point sur ce début de saison, je dirais que ça ne commence pas très fort ici, car j’ai encore de multiples choses à faire, à préparer, sur ce nouveau lieu. Cela dit, je reste très enthousiaste ! Je mets l’accent sur toute la partie plantes vivaces, car c’est le plus important quand on arrive quelque part : le potager peut venir par la suite. Je reste persuadé qu’on aura quand même une belle année riche en récolte 😀

A bientôt 🙂

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